Vendredi 19 août 2005

de Tim Burton, Etats-Unis, 2005
  
 


 
style: finding neverland
 

L'histoire
Le célèbre et richissime chocolatier Willy Wonka lance un grand concours: 5 enfants auront droit de pénétrer dans sa fantastique chocolaterie pendant 24h, à la seule condition de trouver l'inestimable ticket doré. A la fin, un des 5 sélectionnés aura droit à un cadeau dépassant l'imagination de tous.

 
Mon point de vue
En tant que fan de Tim Burton, je me sens incapable de faire une critique un minimum objective de ce film! Que dire? La magie de Burton y est et ça nous transporte, comme toujours! Et que les déçus de Mars Attacks! et La Planète des singes se rassurent, celui-là est plus réussi. Pas de doute!
Ce qui différencie ce film de ses précédents, c'est peut être le fait qu'il est clairement destiné à un jeune public. Burton a toujours fait des films que le jeune public pourrait aimer, ne serait-ce que par son esthétique proche du cartoon, mais jamais encore au même point de Charlie. Le film est d'ailleurs adapté d'un livre pour enfants, écrit par Roald Dahl.
Ca n'empêche que le film est aussi fait pour les adultes. Il y a plein de petits détails à percevoir: des références à d'autres films (notamment la scène-hommage à 2001: L'Odyssée de l'espace). Le personnage de Willy Wonka est également assez ambigu.. Qui n'a pas pensé à Michael Jackson en regardant ce film me jette la première pierre... ou plutôt m'écrive un commentaire! La chocolaterie est comme le Neverland de Jacko, l'attitude de Willy Wonka envers les enfants est très
douteuse (et même le nom Willy Wonka est très très suggestif : willy est un mot de jargon en anglais pour parler du s.x. masculin et wonka sonne comme "wanker" en anglais qui signifie br.nl..r!!!). Le nom du personnage est la création de Roald Dahl, mais peut être qu'à l'époque ça n'évoquait pas la même chose!!! Bref, le film est à plusieurs lectures. Donc il faut aller le voir pour rêver mais aussi pour déceler ces petits détails qui rendent le film intéressant.

N.B. J'ai assisté à l'avant-première de ce film (à l'événement, pas à la projection elle-même) à Londres en juillet dernier. Le compte-rendu sera très prochaine en ligne.
   

 

 

    

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Date de sortie: 13 juillet 2005

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Commentaires

Un grand merci pour le rajout ;-)))
Commentaire n° 1 posté par chris le 12/09/2005 à 16h54
merci de votre contribution à ma page sur Charlie et la chocolaterie.
je vais rajouter l'adresse de votre blog à ma rubrique "l'internet des cinephiles". A bientot.
Commentaire n° 2 posté par tronche de cinoche le 03/09/2005 à 12h02
Pour la deuxième fois consécutive, Burton effectue un véritable travail d’introspection à travers ses réalisations. Un virage à 360° après la grande déception de « La planète des singes », totalement impersonnel, et une première mise au point avec « Big Fish », qui affirmait le choix de Tim Burton pour un cinéma non réaliste, ancré dans un univers magique et poétique.



Avec « Charlie et la chocolaterie », la suite en quelque sorte de « Big Fish », Tim Burton hurle sa volonté de jouir du plaisir simple, de la satisfaction qui semble ne servir à rien et qui constitue l’essence même de ce qu’est Tim Burton. Le chocolat constitue le symbole de ce plaisir simple.



Tim Burton cherche, réfléchit, regarde son passé, celui de son enfance et de la découverte de ses premiers plaisirs. Plaisir sucré, avec le chocolat et les bonbons, bien sûr, mais également plaisir visuel, avec la découverte d’un cinéma qui l’a émerveillé. Tim Burton suivait la même démarche de partage de ses goûts cinématographiques dans « Ed Wood » ou dans « Mars attacks ». Mais ici, il rajoute une couche. Ses références ? Charlie Chaplin, avec cette maison de travers qui fait immédiatement référence à « La ruée vers l’or ». Les usines et leur travail à la chaîne, images bien connues des « Temps modernes ». Kubrick, et la séquence des singes et du monolithe de « 2001, l’odyssée de l’espace ». Des références lourdes, sorties directement du septième art de légende, et très importantes pour la formation artistique de Tim Burton.



« Charlie et la chocolaterie », une œuvre d’introspection et de recherche de mémoire sur ce qui paraît essentiel au metteur en scène. L’essentiel, comme le monolithe de Kubrick, symbolisant toute la mémoire de l’univers. Et Tim Burton, de remplacer le monolithe par une barre de chocolat ! Quelle audace ! Une barre de chocolat, comme mémoire de l’univers ; et de comprendre alors qui est vraiment Tim Burton. L’artiste honnête avec lui-même, très peu influençable mais à l’écoute, en recherche permanente, en introspection et en perpétuel mouvement.


Tim Burton et sa nostalgie du passé, avec les déceptions qui en découlent. Les enfants d’aujourd’hui, lassés de tout, émerveillés de rien, dans l’oubli total du plaisir simple. A écouter Tim Burton, il faut croire que seule la pauvreté permettrait l’émerveillement, comme unique remède à l’ennui. La télévision insipide a remplacé le cinéma créatif, crime de lèse-majesté ! « Charlie et la chocolaterie » ou la chute de l’empire univers.



Tim Burton et lien familial. La famille réelle d’abord, dans une introspection Freudienne du lien avec le père. Un père frustrateur, puis la rupture avec le lien familial, puis plus rien. « Charlie et la chocolaterie » ou la recherche d’une nouvelle famille. A cet égard, ce film peut être rapproché d’un autre monument du septième art, « Citizen kane » d’Orson Wellles.



La famille fictive ensuite, celle du cinéma bien sûr, avec Chaplin, Kubrick, Welles… Et puis Christopher Lee, qui joue le père de Johnny Depp dans le film, de la même façon que Vincent Price jouait le père dans « Edward aux mains d’argent ». Par ces choix pour les rôles du père, très explicites, Tim Burton fait immédiatement référence au cinéma bis fantastique qu’il a adoré et qui a fait office de seconde famille pour lui.



Selon moi, un film très important dans l’œuvre de Tim Burton, où il réussit à travers l’œuvre d’un autre, Roald Dahl et sa littérature en enfantine, à parler de lui-même. Malgré les défauts habituels de Tim Burton, parfois trop manichéen, répétitif ou explicatif, « Charlie et la chocolaterie » se profile comme une de ses œuvres les plus personnelles. Une œuvre très honnête mais difficile d’accès, tant les références et les symboles sont abondants.
Commentaire n° 3 posté par chris le 01/09/2005 à 15h06

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