Dimanche 10 décembre 2006
Frédéric Pierrot : « j’aime l’énergie brute du court métrage »
Court métrage, long métrage, téléfilm, théâtre… Frédéric Pierrot enchaîne les projets. L’acteur, qu’on verra prochainement dans LES FOURMIS ROUGES de Stephan Carpiaux, s’est accordé une « pause » de quelques jours pour visionner des courts métrages à Vendôme en intégrant le jury professionnel : « j’avais soif de voir des films », confie t-il.
Y a-t-il un format qui vous intéresse davantage ?
Je n’ai pas de préférence ; ce sont deux objets de désirs différents. J’ai participé à des courts métrages en tant qu’acteur, mais aussi comme technicien : j’ai été machiniste, j’ai fait de la déco, etc. C’est là que j’ai beaucoup appris mon métier car il y a souvent peu de temps pour faire beaucoup de choses et les ambitions sont parfois démesurées par rapport aux moyens qu’il y a. Le désir de réussir est immense. Il y a quelque chose de beaucoup moins dilué que le long métrage. Le long, c’est une affaire professionnelle. Les gens ont de l’expérience, ils sont déjà calés. Dans le court, il y a une énergie brute : c’est très ouvert et il y a moins de règles. Tout est possible : il y a des choses plus expérimentales, des choses qui ressemblent plus à de la fiction, il y a des films de pensée pure. C’est extrêmement varié. En tout cas, je suis content de recevoir tout ça et d’en discuter avec mes camarades du jury.
Avez-vous déjà fait partie d’un jury de festival ?
Oui, à Villeurbanne, un autre festival de court métrage. C’est un exercice passionnant vu qu’on ne se connaît pas en arrivant. Il y a beaucoup de courtoisie et d’ouverture. Chacun fait preuve d’écoute des uns et des autres. Donc nos réactions sur les films s’enrichissent.
Connaissiez vous Vendôme ?
J’étais déjà venu présenter le film de Robin Campillo, produit par la région Centre et tourné à Tours, LES REVENANTS.
Quels sont vos projets ? Pensez-vous à la réalisation ?
De plus en plus, je sens bien que quelque chose monte en moi qui est un peu plus éclectique. J’adore ce travail d’interprète que je fais, j’adore me mettre au service d’une idée, d’un film, d’un metteur en scène. Je continuerai probablement à le faire tant que ce sera possible. Et en même temps, je sens des désirs personnels un peu plus précis. Actuellement, je travaille sur une lecture du livre de Pessoa, L’Intranquillité. Je lis des textes que j’ai choisis et je les travaille avec un batteur de jazz. On voudrait sortir de ces textes une énergie. Je travaille aussi sur une pièce qui est à l’origine de ORDET de Dreyer. C’est une pièce danoise de 1925 : La Parole. On va la jouer au prochain festival d’Avignon. Je n’ai pas pour l’instant de projets cinéma ou télé, mais j’ai beaucoup travaillé ce début d’année. J’ai fait la série L’ETAT DE GRACE et le téléfilm HARKIS pour France 2.
interview à lire en intégralité sur le site du festival de Vendôme:
http://www.vendome-filmfest.com/pr/N113.pdf
par tronche de cinoche
publié dans :
Vendôme 2006
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