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La critique de cinéma à la télévision
Le paysage des émissions cinéma à la télé a considérablement changé depuis un an: Le Cercle (lire reportage dans les coulisses de l'émission) est la première petite nouvelle à avoir insufflé un vent de renouveau dans un domaine ravagé par le tout promotion. Puis, toujours sur Canal +, est apparu L'Hebdo Cinéma: à mes yeux, la meilleure émission cinéma depuis longtemps. Sur France 4, on a découvert un magazine novateur Auto-focus. Enfin, Ciné Quin est arrivé sur Paris Première et Jour de fête est venu remplacer Comme au cinéma.
Reste que le traitement du cinéma pose problème à la télé (Le supplément Radio-télé du Monde consacrait sa une à la question dimanche dernier, La télé en mal de critique ciné par Macha Séry). Je vous propose de lire le dossier que j'ai réalisé sur le sujet, réalisé en mai 2004. Les émissions ont changé pour la plupart, mais la problématique reste la même. On le constate chaque année au moment du festival de Cannes.
Extrait:On dit souvent de la relation cinéma-télévision qu’elle est le mariage de la carpe et du lapin, que cinéma et télévision ont
des relations ambiguës... Selon Laurent Creton, auteur de nombreux ouvrages sur l’économie du cinéma, c’est un couple baroque : « Cinéma et télévision entretiennent des relations ambiguës
marquées par une étrange combinaison de concurrence et de coopération. »
Il y a plusieurs explications à cela - la principale étant que le cinéma accuse la télévision de lui avoir vidé ses salles, depuis qu’elle diffuse des films. Pour y remédier, le petit écran
a donc mis en place dès les années 60 des émissions consacrées au cinéma. Le petit écran rendait ainsi hommage au grand, avec des émissions telles que Monsieur Cinéma de Pierre Tchernia.
L’objectif non dissimulé était de renflouer le nombre de spectateurs en salle.
Aujourd'hui, la donne a bien changé : il n’y a que très peu de programmes consacrés au 7e art et il est difficile de croire que ces émissions cherchent véritablement à communiquer un certain
amour du cinéma. On ne nous parle plus désormais du cinéma en tant qu’Art, mais en tant qu’industrie : tel film a fait tel nombre d’entrées, tel film a coûté tant d’argent. Comme si le côté
industriel, le côté économique primait sur les qualités artistiques.
Pour lire le dossier dans son intégralité, cliquez ici
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