Dimanche 30 décembre 2007
avatarte.jpg A découvrir d'urgence! Ce blog est, comme l'expliquent leurs créateurs, "écrit à 4 mains". Parmi ces 4 signatures, on retrouve Luc Lagier, ancien rédacteur en chef du magazine d'Arte Court-Circuit, Angelo Cianci, Virginie Apiou et enfin Michel Reilhac, directeur du cinéma sur Arte et à l'initiative de ce blog. L'originalité de ce nouveau site est qu'il ne consiste pas à être un allociné bis ou un site consacré aux nouveautés ciné. Comme le précise Michel Reilhac, "beaucoup de blogs existent déjà pour parler de l'actualité des films qui sortent en salle ou en DVD. Là ce ne sera pas notre première préoccupation. L'envie est plus de parler du cinéma en amont des films, autour des films, de biais, de travers, en recul, ou des coulisses."  L'idée de départ est prometteuse et les premiers contenus sont intéressants. 
La mise en ligne de ce nouveau site n'a malheureusement pas beaucoup été médiatisée (d'où l'intérêt de vous en parler ici). Personnellement, j'ai découvert ce blog lors du festival  des Rencontres Henri Langlois à Poitiers. Luc Lagier, cité ci-dessus, venait participer à une table-ronde sur la critique de cinéma, en particulier pour le court métrage (rencontre dont je parlerai prochainement sur le blog; j'ai en effet enregistré une bonne partie des échanges, souvent très intéressants, et j'aimerais en faire partager le contenu avec vous). Luc Lagier y a évoqué à plusieurs reprises la création de ce blog et je me suis donc empressée d'aller le découvrir sur la toile. Mais il y a quelques jours, j'ai fait une découverte étonnante... J'ai réalisé que Luc Lagier avait fait une vidéo sur cette table-ronde... dans laquelle on m'aperçoit (je suis cachée derrière la bouteille d'eau minérale!)! Pourquoi un tel étonnement? Car à aucun moment je n'ai réalisé que Luc Lagier nous filmait! Rien de grave quoi qu'il en soit, et le compte-rendu qu'il en tire est dans le ton du blog -décalé, amusant et bien vu- donc n'hésitez pas à y jeter un coup d'oeil ici.
http://blogs.arte.tv/ajt
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Jeudi 20 décembre 2007
Reportage audio, une fois n'est pas coutume, pour vous faire découvrir cette première dans le cinéma français: un éco-tournage, autrement dit un tournage de cinéma réalisé dans les conditions les plus "écolo" possibles. Mais Lady blood, c'est son nom, ne traite pas d'environnement, en revanche. Non c'est en fait un film de "genre", gore en l'occurence.
Je n'en dis pas plus et vous laisse découvrir le reportage audio en cliquant ici.

On me demande souvent de donner quelques exemples de mes réalisations pour la radio depuis que je suis arrivée à Poitiers (il y a un an). En voici donc un exemple, qui a en plus l'intérêt d'avoir une vocation nationale et d'être le thème de ce blog.

Plus d'infos:

www.ladyblood.com
zombiburgerland.over-blog.com/article-7278322.html

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Mercredi 19 décembre 2007
Rien à voir avec la programmation mensuelle de Canal+ le samedi soir, bande de petits coquins! Non, il s'agit d'un accord très sérieux, qui devrait être passé entre FranceTélévisions et les organisations professionnelles du cinéma (l'ARP, le Blic et le Bloc) ce jeudi. Précisément le type de films diffusés sera assez restreint puisqu'il sera limité aux films arts et essai tourné il y a plus de 20 ans. L'accord devrait prendre effet le 1er janvier 2008 pour une période de 3 ans.
Pourquoi cet accord? Depuis longtemps des règles ont été fixées entre le milieu du ciné et de la télé pour éviter que l'un l'autre se fassent concurrence à certains moments de la semaine. C'est pour cette raison par exemple que vous ne voyez jamais de films le mercredi soir à la télé; cette case est en effet "interdite" pour donner une chance aux films qui sortent en salles.
On va donc vers un assouplissement de la réglementation en vigueur, qui interdit donc notamment la diffusion de films de cinéma le samedi, dans le but de favoriser une meilleure exposition du 7e art.
A noter que cet accord fait suite à un autre signé il y a 2 ans pour Canal+, désormais autorisée elle-aussi à passer des longs métrages le samedi soir.

PS: Je profite de ce texte sur France 2 pour donner une info, peut être passée inaperçue. France 2 et France 3 ont bien amélioré leurs sites Internet. Progrès notable: on peut désormais voir Histoires courtes en différé en se rendant sur le site. Malheureusement, on ne peut pas y revoir tous les courts diffusés, sûrement pour des questions de droits d'auteurs.
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Mardi 18 décembre 2007
Dans un mois jour pour jour s'ouvrira la 2e édition du Salon du cinéma à Paris. L'année dernière, ce nouveau rendez-vous au thème tès fédérateur avait réuni 60 exposants et plus de 50 000 personnes sur 3 jours. Pour en savoir plus sur cette première édition, je vous renvoie au compte-rendu très complet de ma consoeur blogueuse, Sandra ou à l'article de présentation que j'avais écris à l'époque (voir ci-dessous).

Contrairement à l'année dernière, je devrais pouvoir y assister. Il s'agit d'une manifestation très grand public et il faut surement gratter un peu pour trouver des choses vraiment intéressantes à voir. Personnellement, je mise beaucoup sur l'aspect rencontre avec des professionnels. J'attends par exemple avec impatience les Leçons de cinéma.

Voilà les infos à notre disposition concernant la 2e édition: peu de choses pour l'heure sur les guests présents (et personnellement, je préfère me méfier des listes de personnes données un mois à l'avance... de peur de déchanter pour cause d'annulation de dernière minute !) et les conférences. Mais on sait par exemple que Jean-Jacques Annaud sera le parrain de la manifestation. On connait également 2 thèmes qui seront abordés, la comédie et la musique de film. 

www.salonducinema.com
Salon du cinéma à Paris, Porte de Versailles, hall 6
du 18 au 20 janvier



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Coup de projecteur sur le premier Salon du cinéma à Paris
11 janvier 2007


C’est à se demander pourquoi cela n’avait jamais été fait avant à Paris quand on connaît le succès que rencontre chaque année le Salon du livre par exemple ! Le premier Salon du cinéma de Paris va être inauguré ce soir. Jusqu’à dimanche inclus, ce rendez-vous veut permettre au grand public de traverser l’écran et venir à la rencontre des professionnels du cinéma. Coulisses, rencontres et interactivité sont au menu de cette édition.

Pour les amateurs de cinéma jusqu’à présent, il y avait les festivals, les avant-premières et quelques rencontres ou leçons de cinéma ponctuelles pour venir à la rencontre des professionnels du milieu. Mais il manquait un rendez-vous plus global, plus fédérateur, plus exhaustif à l’image du Salon du livre, qui draine chaque année des milliers et des milliers de visiteurs. Une enquête lancée par les organisateurs du Salon du cinéma a permis de vérifier qu’il y avait une véritable demande dans ce domaine. L’enquête CRMMetrix, menée en Juillet 2006, sur plus de 800 personnes a montré que 78 % des personnes interrogées étaient intéressées par des ateliers ludiques et interactifs sur le cinéma ou encore 90 % sont intéressées par le fait d’assister à un tournage de film. Voici donc deux exemples de ce que va proposer le Salon du cinéma.

Recontres et interactivité

Il ne s’agit pas tellement d’un rendez-vous cinéphile à proprement parler, mais plutôt d’un événement ayant vocation à montrer les coulisses du cinéma, ses métiers, ses techniques et donner des infos en avant première. D’ailleurs tous les cinémas seront représentés et pas seulement le plus « art et essai » : l’accent, à travers toutes les animations proposées, est franchement mis sur le côté populaire et fédérateur du cinéma. Les grands rendez-vous que proposent le Salon se déclinent d’abord autour des rencontres : rencontres-conférences avec des acteurs et des réalisateurs (Jean-Paul Rappeneau, François Berléand, Christophe Barratier, Sara Forestier, etc.) ; rencontres-métiers avec ceux qui font la magie du cinéma, notamment le célèbre cascadeur français Rémy Julienne. L’univers des castings, des effets spéciaux, des films d’animation sera aussi représenté. Ensuite, l’interactivité est également fortement mise à l’honneur grâce à des ateliers comme celui qui permet d’assister à un tournage en direct d’un court métrage de Nils Tavernier. Enfin, comme dans tout rendez-vous consacré au cinéma qui se respecte, il y aura la remise d’un prix : les visiteurs pourront décerner le Prix du public de l’acteur et de l’actrice préférée des Français.
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Lundi 17 décembre 2007

de Christian Nemescu, Roumanie, 2008

AVANT-PREMIERE


18869626.jpg

style :
pop

L'histoire
1999. A bord d’un train transportant de l’équipement militaire, des Marines sont en route pour le Kosovo. Pour des raisons administratives, le convoi est contraint de s’arrêter dans une petite gare d’un village roumain. C’est ainsi qu’une dizaine de jeunes militaires américains sont amenés à se mélanger avec une partie de la population locale. Mini choc des cultures. Cette jeunesse roumaine voit venir à elle ce qui n’existait que sur des posters et à la télévision. Source d’excitation pour les filles et de frustrations pour les garçons du village. La petite commune se transforme alors en champ de tous les possibles.

 
 


Mon point de vue

Le point de départ du film est adapté d’une histoire vraie. On suppose qu’ensuite le réalisateur a laissé libre court à son imagination pour créer des connexions entre ces personnages qui ne se seraient jamais rencontré sans ce souci logistique. La fête du village, à laquelle les Américains sont convié, va créer l’étincelle qui manquait jusque là pour embraser les cœurs de Roumaines en quête d’une amourette.
Malgré quelques clichés, on aime la fraicheur, la fluidité et la légèreté de California Dreamin’. La caméra virevolte d’un personnage à l’autre, d’un paysage à l’autre. Le sosie roumain d’Elvis Presley –Ricky « Valeur » ( !) –, est irrésistible.

date de sortie en salles: le 2 janvier 2008

Pour voir la liste complète des chroniques de films, cliquez sur l'icone    

 
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Samedi 15 décembre 2007
Comme prévu, un mois après (ou presque!), c'est l'heure d'un petit bilan après utilisation du nouveau site cinéma, www.toutlecine.com. Premier constat, les habitudes sont difficiles à changer et il suffit de se casser le nez une ou deux fois pour oublier que ce site pourrait etre une source d'infos a priori lorsque l'on cherche à connaitre les horaires d'un film près de chez soi ou trouver une fiche films. Malheureusement, c'est ce qu'il m'est arrivé à plusieurs reprises: infos indisponibles... Résultat: obligation de retourner au traditionnel Allociné, voire Imdb.
Mais mon principal regret porte sur le manque d'originalité du site. Pas besoin d'un nouvel ersatz d'Allociné, même si il faut reconnaitre des infos intéressantes et une bonne initiative d'un mini portail films d'auteurs. Pourquoi ne pas avoir davantage misé sur la variété de supports: plus de vidéos, plus d'interactivité, etc. Les possibilités sont énormes pour couvrir l'actualité du cinéma. L'interet du site aurait du etre de vouloir afficher davantage sa différence, pour être complémentaire à d'autres sites, et pas concurrent. Voilà mes impressions apres quelques mois. Le site peut encore évoluer et je continuerai à le consulter régulièrement.
Je vous parlerai très prochainement d'un autre nouveau site ciné sur lequel je fonde de gros espoirs: http://blogs.arte.tv/ajt
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Samedi 15 décembre 2007
DOSSIER SPECIAL / FESTIVAL DU FILM DE VENDOME 2007


GRAND PRIX COMPETITION NATIONALE
Belle-île en Mer de Benoit Forgeard
Réalisé avec le soutien du Conseil régional de Bretagne.

GRAND PRIX COMPETITION EUROPÉENNE
Plot point de Nicolas Provost -
Réalisé avec le soutien de : Vlaamse Gemeenschap & Vlaams Audiovidueel Fonds.
   
PRIX SPECIAL DU JURY COMPETITION NATIONALE
Roc & Canyon de Sophie Letourneur
Réalisé avec le soutien du Conseil régional de Midi-Pyrénées.
   
PRIX SPECIAL DU JURY COMPETITION EUROPÉENNE
Vita di giocomo de Luca & Diego Governatori
Réalisé avec le soutien de : Provincia di Ancona, Comune di Senigallia (Italie).
   
PRIX DE LA JEUNESSE COMPETITION NATIONALE
Nijunan no borei de Jean-Gabriel Périot - Réalisé avec le soutien du Conseil régional du Centre (Centre Images).
   
PRIX DE LA JEUNESSE COMPETITION EUROPÉENNE
Adjustment de Ian Mackinnon
Réalisé avec le soutien de Film London (Royaume-Uni).
     
PRIX DE LA MISE EN SCENE DECERNE PAR LE JURY ETUDIANT
Adjustment de Ian Mackinnon -

PRIX DU PUBLIC
Premier voyage de Grégoire Sivan
Réalisé avec le soutien du Conseil général du Gard.
   
PRIX D’INTERPRETATION
Salomé Stévenin pour
Tel père, telle fille de Sylvie Ballyot
Réalisé avec le soutien de : Conseil régional de Provence-Alpes Côte d'Azur, Conseil régional de Languedoc-Roussillon et Conseil général de Seine-St-Denis.
   
PRIX CINECOLE EN VENDOMOIS
Premier voyage de Grégoire Sivan
Réalisé avec le soutien du Conseil général du Gard.
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Vendredi 7 décembre 2007
DOSSIER SPECIAL / FESTIVAL DU FILM DE VENDOME 2007

Guillaume Verdier
Tombé pour la France



DSC00911.JPG

LE PORNOGRAPHE, LA FRANCE, CAPITAINE ACHAB et L’ETE INDIEN… Quasi impossible de rater le comédien Guillaume Verdier cette année à Vendôme. Sa présence a fait sensation auprès du public lycéen lors de la projection de LA FRANCE ce mardi. L’équipe de Plan Rapproché a voulu en savoir un peu plus sur le parcours de cet acteur qui, à seulement 27 ans, a déjà 12 ans de carrière derrière lui !


Vous avez commencé le cinéma très jeune…
Oui, j’avais 16 ans lorsque j’ai tourné mon premier film. C’était le premier long métrage de Jean-Paul Civeyrac, NI D’EVE NI D’ADAM. C’est un truc qui m’est tombé dessus, c’est vraiment de la chance.
 J’ai toujours voulu être acteur étant petit et j’ai commencé à faire du théâtre jeune. Mais pour moi, c’était un peu un truc inaccessible. J’étais en seconde aux Lilas, en région parisienne, dans le 93, d’où je viens et où je vis encore. On est venu me voir et on m’a proposé de faire un casting. A partir du moment où j’ai fait ce film, ça a forcément été plus facile. J’ai aussi trouvé un agent.

C’était un « casting sauvage » ?
Oui, ils ne trouvaient pas le rôle pour le personnage principal de NI D’EVE NI D’ADAM. Ils allaient jusqu’à faire les sorties d’écoles pour caster des gens. C’était pour un rôle de petit voyou mais auquel on s’attache car il n’est pas si mauvais que ça ! L’histoire se passe dans la banlieue de Saint Etienne. C’est un film assez sombre et violent, mais pas dans les images.

Tout s’est enchainé facilement après ce tournage ?
Pas tellement. Cela fait un an et demi que je vis de mon métier. Auparavant, j’ai beaucoup travaillé avec les écoles de cinéma, les films de fin d’année à faire, des choses comme ça. Pour gagner ma vie,  j’ai du faire pas mal de boulots : j’ai été agent de sécurité, serveur, chauffeur-livreur, etc. A chaque fois, c’était des CDD assez courts. J’ai fait ça pendant 8 ans. Et puis, j’ai enchainé quelques tournages, L’ETE INDIEN, LA FRANCE, CAPITAINE ACHAB et GUILLAUME ET LES SORTILEGES. Ce film n’est sorti que sur Paris mais il est toujours à l’affiche actuellement. Tout ça m’a permis d’être intermittent, ce qui est un soulagement. Et depuis j’ai retourné dans des films qui vont sortir prochainement.

Quels sont ces projets
?
Un téléfilm pour France 2, LES VACANCES DE CLEMENT. Si je porte la moustache, c’est d’ailleurs  pour ce film. Il me reste encore un jour de tournage. Ce rôle est assez différent. Je joue le rôle principal, un père de deux enfants et je suis marié avec Laetitia Spigarelli, qui a joué dernièrement dans LA QUESTION HUMAINE de Nicolas Klotz. Ce film sera diffusé en mai 2008 sur France 2 pour les 40 ans de mai 68. Et j’ai des petits rôles pour le prochain film de Josiane Balasko, CLIENTE et celui de René Feret, UNE ETOILE DANS LA NUIT.

Vous aviez également un petit rôle dans HORS DE PRIX de Pierre Salvadori…
Oui, je jouais un serveur mais on voyait surtout mes mains ! En fait, je connais Pierre Salvadori car ses producteurs sont chez Pelléas , comme Jean-Paul Civeyrac. J’ai fait pas mal de figuration dans des films de Salvadori, par exemple dans COMME ELLE RESPIRE et APRES VOUS. On me voit dans le fond. Mais j’aimerais beaucoup tourner avec lui.  A chaque fois, il me dit qu’il faudrait que je te donne un rôle plus parlant ! Je suis tout à fait ouvert à cette proposition !

On a vraiment l’impression à voir votre parcours que vous appartenez à un petit cercle de réalisateurs qui se connaissent…

Alain Raoust, Philippe Ramos et Serge Bozon sont tous des gens que j’ai rencontré par le biais de Jean-Paul Civeyrac. C’est vraiment lui qui m’a initié. Tous ces réalisateurs que j’ai cité ont un énorme amour du cinéma. Ils ont envie de faire des nouvelles choses, intéressantes et intelligentes.

Y a-t-il un rôle que vous rêvez d’incarner ?
Je suis un grand fan de films d’horreur en fait. Mon rêve serait d’ailleurs de jouer et de réaliser un film d’horreur. Avec  le physique que j’ai, je pourrai par exemple jouer Dracula ou alors un serial killer, genre Hannibal Lecter. En tous cas, j’aime bien changer de tête, Ca me plait qu’on ne me reconnaisse pas d’un film à l’autre.

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Jeudi 6 décembre 2007
DOSSIER SPECIAL / FESTIVAL DU FILM DE VENDOME 2007

Olivier Mellano
Le grand retournement


Ciné-concert, jury et court métrage en compétition… Grosse actualité pour le musicien Olivier Mellano à Vendôme. Samedi soir, il sera seul à la guitare pour interpréter une nouvelle bande-son pour le film culte de Bertrand Blier, BUFFET FROID. Il nous dévoile les grandes lignes de sa composition et évoque sa première expérience en tant que juré.


Pourquoi avoir composé la musique du film BUFFET FROID ?
C’est une commande du festival Travelling de Rennes, qui avait pour thématique « la ville la nuit ». Après avoir travaillé sur L’AURORE de Murnau et DUEL de Spielberg, c’était pour moi un nouvel exercice sur un film qui m’intéressait beaucoup. Je le trouve très moderne, d’une grande beauté plastique avec une ambiance très étrange.

Quelle atmosphère avez-vous justement cherché à insuffler ?
C’est un film qui marche beaucoup sur le retournement de situation. En fait, on ne s’attend jamais à ce qui va se passer.  Cela passe de la comédie la plus grinçante à des scènes vraiment très sombres. Ce que j’ai voulu faire, c’est aller aussi dans le retournement : quand les scènes étaient un peu plus légères, j’essayais de les rendre un peu plus graves et inversement. Finalement, j’ai cherché à amplifier le retournement avec la musique

Quel style musical avez-vous adopté ?
La guitare seule. Mais parfois cela n’y ressemble plus du tout car je fais de l’auto-sampling : je m’enregistre en direct pour faire des phénomènes de boucle et d’empilement. La guitare est mon instrument de prédilection et j’avais envie de me retrouver seul face à un film.

Y a-t-il une part d’improvisation ?

Non, c’est très écrit.  C’est vraiment une composition pour le film.

Cela doit être particulier d’imaginer un ciné-concert pour un film dialogué…
Justement, c’est ce qui m’a intéressé. Pour casser un peu avec le ciné-concert sur un film muet. Dans BUFFET FROID, les dialogues sont très musicaux. Je trouve que de les accompagner fait ressortir un peu plus la musique du film. Cela donne presque un genre de petit opéra ! 

Vous êtes membre du jury cette année à Vendôme. Quelles sont vos motivations ?
J’aime beaucoup le cinéma, il y a plein de choses qui m’intéressent. Et parfois dans les compétitions de cinéma, il y a beaucoup de choses que j’aime mais les prix ne vont pas forcément à ceux que j’aurai choisi ! Là, je me suis dit que si je faisais partie d’un jury, je pourrai donner mon avis !

Quel genre de films appréciez-vous justement ?
J’aime vraiment tous les genres. Ce qui compte pour moi, c’est davantage ce que dit un film et comment cela est dit. J’aime quand il y a du sens et un vrai parti pris artistique.

Etes-vous amateur de courts métrages ?
J’aime bien cette forme. Ce n’est pas celle que je connais le plus mais elle permet souvent à de nouveaux cinéastes d’éclore. On peut repérer les prochains bons réalisateurs.

Vous avez vous-même collaboré musicalement à des courts métrages…
Oui, j’ai fait récemment la musique d’un court métrage d’animation -LE JOUR DE GLOIRE de Bruno Collet-, qui est en compétition à Vendôme. C’est un beau film sur la guerre de 14. Et j’ai collaboré, de manière plus lointaine, à quelques plus petits films. C’est un travail qui m’intéresse.

Diriez-vous que le travail de composition sur un court métrage est très différent du ciné-concert ?
Sur un court métrage, on travaille directement avec le réalisateur, on a un échange. Et puis, on a des attentes du réalisateur. Alors que pour le ciné-concert, on a un « matériau » qui ne bouge pas. On a une plus grande liberté, tout en respectant le film. Ce sont deux exercices très différents, qui se complètent assez bien.  
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Mercredi 5 décembre 2007
DOSSIER SPECIAL / FESTIVAL DU FILM DE VENDOME 2007

Voici comme promis quelques nouvelles du Festival de Vendôme où je passe la semaine. Voici quelques uns des articles que j'ai fait pour la revue Plan Rapproché, distribuée aux festivaliers.

Olivier Broche
L’éternel galopin


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Du théâtre au cinéma, en passant par la télé, le parcours d’Olivier Broche est riche mais souvent méconnu. Pour beaucoup, Olivier Broche reste avant tout le gamin tête à claque des Deschiens. Sa présence en tant que juré cette année à Vendôme est une bonne occasion d’en savoir un peu plus sur ses activités depuis la fin des Deschiens , son rapport au cinéma et ses projets.

  
Ce n’est pas la première fois que vous faîtes partie d’un jury de festival. A quoi êtes-vous sensible habituellement ?
Oui, j’ai été juré quelques fois, notamment au festival nordique de Rouen. J’ai également l’habitude de délibérer car je suis un lecteur assez régulier de scénarios de courts métrages, par exemple pour « La Collection » de Canal+. Mes critères sont différents lorsque je délibère sur un scénario ou un film, mais j’accorde beaucoup d’importance à l’écriture. Ce qui est raconté doit faire sens et, si possible, que cela parle au plus de monde possible. Je ne suis pas radical dans mes goûts et je pense que ce qui est exigeant peut être populaire aussi. 

Quels liens avez-vous avec la Région Centre et Centre Images ?
Il y a plusieurs années, j’ai obtenu une aide pour un court métrage que j’ai co-réalisé avec mon cousin qui s’appelle LA VIE EST A MOI. Je suis également revenu en tant que producteur pour le film d’Eugene Green, LES SIGNES.

Comment êtes-vous passé de la comédie à la production ?
J’étais acteur avant les Deschiens et je le suis toujours. Les Deschiens prenaient peu de temps, 3 ou 4 jours par mois. Cela pouvait donner l’impression qu’on ne faisait que cela mais cela ne représentait que 5% de notre travail. A la naissance de mes enfants, j’ai eu un peu de temps et j’ai fait des rencontres. Un de mes copains a eu une idée de production que je trouvais très bien, à savoir demander à des cinéastes de faire un film à partir d’une œuvre d’art contemporain. C’est comme cela que nous avons commencé à travailler avec les Larrieu, puis Ferrara Barbosa, Green et Bonello. Nous avons produit 6 films : 2 documentaires et 4 courts métrages. C’est quelque chose de très ponctuel et très marginal.

Quels sont vos projets actuellement ?
J’ai un documentaire en cours et je prépare des pilotes sur des portraits d’homme politique de la IVe République. En tant qu’acteur, je tourne dans un téléfilm qui s’appelle MARIE ET MADELEINE dans lequel je joue un collaborateur, une espèce de comédie qui se passe en 44. Au théâtre, j’ai pour projet d’interpréter seul en scène un texte de Paul Léautaud. C’est un écrivain de la première partie du XXe siècle, qui est surtout connu pour son journal littéraire et ses entretiens avec Robert Mallet. J’aime beaucoup Léautaud pour sa légèreté, son ironie et son côté réactionnaire. Il a plein de qualités et de défauts que j’aime. C’est la compagnie de François Morel qui me produirait. Enfin, avec François Morel et Olivier Saladin, nous avons le projet de monter un spectacle autour des écrits d’un dessinateur qui s’appelle Chaval.

Vous avez donc toujours des contacts avec les Deschiens… Envisagez-vous une reformation un jour ?

Cela ne se ferait jamais sans Jérôme Deschamps et il est parti vers d’autres projets. Mais les Deschiens, c’est bel et bien terminé. Je ne vois pas comment et pourquoi cela pourrait renaitre de ses cendres. Maintenant les gens peuvent voir le DVD.

Est-ce que votre personnage vous poursuit encore ?
Oh là là, oui c’est dingue ! Mais ça ne me dérange pas du tout ! Il vaut mieux ça que rien, dans la mesure où c’est toujours un repère! Je trouve que j’ai fait des choses beaucoup plus importantes que ce rôle de petit gamin. Pour moi, c’est une petite réputation qui repose sur quelque chose d’un peu artificiel : j’avais un rôle très secondaire. Ce qui a demandé beaucoup de travail occasionne peu de retours et inversement… Mais si c’est ce rôle qui marque à cause de sa diffusion de télé, c’est comme ça ! Cela me sert au bout du compte ! Cela me permet de faire d’autres choses à côté.


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