Le festival du court métrage et des premières œuvres européennes s’est achevé vendredi soir. La cérémonie de clôture a récompensé quelques films audacieux, comme Un pont sur la Drina, film documentaire sur l’horreur de la guerre en Bosnie. Cette 15e édition était avant tout placée sous le signe des mélanges des arts et de la découverte : du théâtre, un ciné-concert électro, des DJs, des expos et des films bien sûr pratiquant le mélange des genres et des arts.
Comme dans la plupart des festivals, Vendôme a eu son petit défilé de personnalités : Emilie Dequenne, Mathieu Demy, Pauline Croze… Les deux premiers venaient présenter une avant-première d’un long métrage qui cherche toujours distributeur : Ecoute le temps, un thriller français, premier film d’Alanté Kavaïté. Quant à Pauline Croze, la chanteuse, elle était à Vendôme pour faire partie du jury professionnel, aux côtés notamment de l’acteur Frédéric Pierrot ou de l’artiste plasticienne Valérie Mréjen. Voilà pour le coté « people » ; rien de plus à signaler car Vendôme n’est clairement pas et ne se veut pas un festival de vedettes !
S’il fallait parler de vedettes, elles seraient d’un autre genre, celui de la jeune génération. Jeune génération de cinéastes, proposant leurs premiers courts métrages ou connaissant leurs premières rétrospectives. Jeune génération sans filmographie aussi. Que serait le festival en effet sans ses nombreux lycéens déambulant dans les allées du palais des congrès et dans ses salles obscures ? A chaque édition, hommage est rendu à tous ces élèves venus de trois écoles différentes. Par centaines, ils prennent part aux projections, aux rencontres avec les cinéastes ; certains d’entre eux forment même leur propre jury lycéen. Bref, tout un public qui insuffle un vent de renouveau sur la création cinématographique.
La vivacité de cette création est représentée par une quarantaine de courts métrages en compétition, sans oublier des dizaines et des dizaines de films projetés au cours de séances spéciales ou d’avant-premières. Les films distingués cette année ont crée la surprise : c’est un court métrage d’animation emprunt de poésie et de candeur qui a reçu le Grand prix dans la compétition nationale, Le loup blanc de Pierre-Luc Granjon ; pour ce même prix, dans la sélection européenne, c’est un film documentaire témoignant de la cruauté des hommes qui a fait l’unanimité dans le jury professionnel : Un pont sur la Drina du belge Xavier Lukomski. Ce court métrage fait état des horreurs de la guerre en Bosnie en proposant un film métaphorique où le plan fixe d’un pont sert de lien entre le spectateur et ces voix que l’on entend, extraites d’un procès au tribunal de
Arts métissés
L’un des points forts du festival reste tout de même cette volonté pérenne d’ouvrir le festival au grand public, en passant outre l’exigence assumée de
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