Lundi 11 décembre 2006
en partenariat avec www.imedias.biz

Le festival du court métrage et des premières œuvres européennes s’est achevé vendredi soir. La cérémonie de clôture a récompensé quelques films audacieux, comme Un pont sur la Drina, film documentaire sur l’horreur de la guerre en Bosnie. Cette 15e édition était avant tout placée sous le signe des mélanges des arts et de la découverte : du théâtre, un ciné-concert électro, des DJs, des expos et des films bien sûr pratiquant le mélange des genres et des arts.


Comme dans la plupart des festivals, Vendôme a eu son petit défilé de personnalités : Emilie Dequenne, Mathieu Demy, Pauline Croze…  Les deux premiers venaient présenter une avant-première d’un long métrage qui cherche toujours distributeur : Ecoute le temps, un thriller français, premier film d’Alanté Kavaïté. Quant à Pauline Croze, la chanteuse, elle était à Vendôme pour faire partie du jury professionnel, aux côtés notamment de l’acteur Frédéric Pierrot ou de l’artiste plasticienne Valérie Mréjen. Voilà pour le coté « people » ; rien de plus à signaler car Vendôme n’est clairement pas et ne se veut pas un festival de vedettes !

S’il fallait parler de vedettes, elles seraient d’un autre genre, celui de la jeune génération. Jeune génération de cinéastes, proposant leurs premiers courts métrages ou connaissant leurs premières rétrospectives. Jeune génération sans filmographie aussi. Que serait le festival en effet sans ses nombreux lycéens déambulant dans les allées du palais des congrès et dans ses salles obscures ? A chaque édition, hommage est rendu à tous ces élèves venus de trois écoles différentes. Par centaines, ils prennent part aux projections, aux rencontres avec les cinéastes ; certains d’entre eux forment même leur propre jury lycéen. Bref, tout un public qui insuffle un vent de renouveau sur la création cinématographique.


Innocence et cruauté primées
La vivacité de cette création est représentée par une quarantaine de courts métrages en compétition, sans oublier des dizaines et des dizaines de films projetés au cours de séances spéciales ou d’avant-premières. Les films distingués cette année ont crée la surprise : c’est un court métrage d’animation emprunt de poésie et de candeur qui a reçu le Grand prix dans la compétition nationale, Le loup blanc de Pierre-Luc Granjon ; pour ce même prix, dans la sélection européenne, c’est un film documentaire témoignant de la cruauté des hommes qui a fait l’unanimité dans le jury professionnel : Un pont sur la Drina du belge Xavier Lukomski. Ce court métrage fait état des horreurs de la guerre en Bosnie en proposant un film métaphorique où le plan fixe d’un pont sert de lien entre le spectateur et ces voix que l’on entend, extraites d’un procès au tribunal de La Haye. Parmi les autres films primés, on notera que le prix spécial du jury dans la compétition nationale  a vu double : deux films au lieu d’un ont été récompensés, Pétunia et Naphtaline de Franck Vialle et Neighborhood d’Alain della Negra. Côté européen, c’est l’irlandais A map with gaps d’Alice Nelson qui a remporté le prix spécial, tres beau documentaire sentimental et créatif qui nous propose un voyage dans l’URSS des années 70. Le public a récompensé le film a sketch Sometimes it hurts de Geir Henning Hopland.

Arts métissés
L’un des points forts du festival reste tout de même cette volonté pérenne d’ouvrir le festival au grand public, en passant outre l’exigence assumée de la programmation. Ce public autre que professionnel vient sans doute grace à cette ouverture aux arts autre que le cinéma. Il y a d’abord des expositions qui empruntent plus à l’installation d’art moderne qu’au cinéma. Il y a aussi ces clips musicaux présentés dans des sélections thématiques qui peuvent aisément satisfaire tous les publics. Enfin il y a cet accompagnement d’artistes qui gagnent à être connus. Cette année, on a pu découvrir sous tous leurs aspects le duo burlesque Abel & Gordon. Deux belges complètement déjantés qui empruntent à Buster Keaton et Charlie Chaplin dans leurs courts métrages, leur long métrage (L’iceberg, sorti en avril 2006) et leurs pièces de théâtre. L’une d’entre elle, La danse des poules, a été présentée à Vendôme. Cette représentation a connu un franc succès, à l’image des entrées à la hausse du festival. Cette année, l’édition a dépassé le seuil des 10.000 visiteurs. L’audace et le mélange des genres semblent payer.  Cela montre d’une certaine façon aussi que le formatage est loin d’être une solution pour faire perdurer le cinéma, bien au contraire.

par tronche de cinoche publié dans : Vendôme 2006
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Dimanche 10 décembre 2006
GRAND PRIX COMPETITION NATIONALE
Le loup blanc de Pierre-Luc GRANJON
Réalisé avec le soutien de Centre Images/Région Centre

GRAND PRIX COMPETITION EUROPEENNE
Un pont sur la Drina de Xavier LUKOMSKI
Réalisé avec le soutien de Wallonie Image

PRIX SPECIAL DU JURY COMPETITION NATIONALE EX-AEQUO
Petunia & Naphtaline de Franck VIALLE
Réalisé avec le soutien de la Communauté urbaine de Strasbourg, Région Alsace
Neighborhood d’Alain DELLA NEGRA
Réalisé avec le soutien du Conseil général de Loire-Atlantique

PRIX SPECIAL DU JURY COMPETITION EUROPEENNE
A map with gaps d’Alice NELSON
Réalisé avec le soutien d'Irish Arts Council

PRIX DE LA JEUNESSE COMPETITION NATIONALE
Les mains d'Andréa de Sébastien BETBEDER
Réalisé avec le soutien de Centre Images/Région Centre

PRIX DE LA JEUNESSE COMPETITION EUROPEENNE
Zakaria de Massimiliano de SERIO et Gianluca de SERIO
Réalisé avec le soutien de Comune di Torino, Regione Piemonte

PRIX DE LA MISE EN SCENE DECERNE PAR LE JURY ETUDIANT
Les volets de Lyèce BOUKHITINE
Réalisé avec le soutien de Pôle Image/Région Haute-Normandie

PRIX DU PUBLIC
Sometimes it hurts de Geir HENNING HOPLAND
Réalisé avec le soutien de Vestnorsk Filmsenter As

PRIX D’INTERPRETATION
CHRISTELLE PROT pour Les signes d’Eugène GREEN
Réalisé avec le soutien de Région Aquitaine

PRIX CINECOLE EN VENDOMOIS
Ruzz et Ben de Philippe JULLIEN
Réalisé avec le soutien de Centre Images/Région Centre, Région Bretagne
par tronche de cinoche publié dans : Vendôme 2006
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Dimanche 10 décembre 2006

Prix spécial du jury compétition européenne (c'était l'un de mes films préférés en compétition!)

A MAP WITH GAPS est le troisième court métrage de la réalisatrice irlandaise Alice Nelson. Son film a été sélectionné et primé dans de nombreux festivals comme ceux de Dublin, Cork ou encore Hull. Alice Nelson enchaîne les projets ; elle prépare actuellement un série de courts métrages sur l’histoire de la science, commissionnés par Channel 4.

Est-ce que l’histoire du film est vraie ?
Oui, c’est l’histoire de mon père, du voyage qu’il a fait jusqu’en Union soviétique en 1972. Il a fait Dublin-Moscou aller-retour. Il a vraiment construit un van appelé Super van car il était mécanicien. Il avait pris beaucoup de notes. En fait, je crois qu’il avait prévu de publier un livre, c’est pour cela qu’il a écrit un compte-rendu aussi complet de son voyage. J’étais curieuse de le lire et j’ai vite réalisé que c’était une très bonne histoire, drôle. Il fallait que je fasse un film sur cela. En plus, c’est une histoire avec laquelle j’ai grandi. Mon père aimait raconter des belles histoires.  J’avais seulement 3 ans quand il a fait ce voyage. C’est donc une part de mon enfance.

Comment avez-vous conçu le film ?
Ca m’a pris plusieurs mois pour tout retranscrire car mon père écrivait très mal et au crayon de papier. Quand je me suis plongée dans ses notes, j’ai trouvé beaucoup plus de matière liée au voyage que je ne l’avais imaginé. J’ai trouvé par exemple un sac plein de négatifs. Je les ai donc scannés et retrouvé plein d’images que je ne connaissais pas. J’ai aussi trouvé de vieilles cassettes audio que j’ai transféré en numérique et je me suis amusée avec ça. En fait le style du film est vraiment dicté par tout ce que j’ai retrouvé sur ce voyage ; j’ai plutôt réfléchi en terme de comment agencer ça, comment faire un gros « bouillon » à partir de tout ça.
Tout est original. La partie animation est basée sur des choses qui appartenaient vraiment à mon père : des cartes, des livres techniques sur les voitures et la mécanique, des poupées russes, etc. L’effet de pixellisation est crée grâce à un scanner. C’est très simple à faire.

article à retrouver sur le site du festival de Vendôme:
http://www.vendome-filmfest.com/pr/N116.pdf

par tronche de cinoche publié dans : Vendôme 2006
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Dimanche 10 décembre 2006
Frédéric Pierrot : « j’aime l’énergie brute du court métrage »

Court métrage, long métrage, téléfilm, théâtre… Frédéric Pierrot enchaîne les projets. L’acteur, qu’on verra prochainement dans LES FOURMIS ROUGES de Stephan Carpiaux, s’est accordé une « pause » de quelques jours pour visionner des courts métrages à Vendôme en intégrant le jury professionnel : « j’avais soif de voir des films », confie t-il.

Y a-t-il un format qui vous intéresse davantage ?
Je n’ai pas de préférence ; ce sont deux objets de désirs différents. J’ai participé à des courts métrages en tant qu’acteur, mais aussi comme technicien : j’ai été machiniste, j’ai fait de la déco, etc. C’est là que j’ai beaucoup appris mon métier car il y a souvent peu de temps pour faire beaucoup de choses et les ambitions sont parfois démesurées par rapport aux moyens qu’il y a. Le désir de réussir est immense. Il y a quelque chose de beaucoup moins dilué que le long métrage. Le long, c’est une affaire professionnelle. Les gens ont de l’expérience, ils sont déjà calés. Dans le court, il y a une énergie brute : c’est très ouvert et il y a moins de règles. Tout est possible : il y a des choses plus expérimentales, des choses qui ressemblent plus à de la fiction, il y a des films de pensée pure. C’est extrêmement varié. En tout cas, je suis content de recevoir tout ça et d’en discuter avec mes camarades du jury.

Avez-vous déjà fait partie d’un jury de festival ?
Oui, à Villeurbanne, un autre festival de court métrage. C’est un exercice passionnant vu qu’on ne se connaît pas en arrivant. Il y a beaucoup de courtoisie et d’ouverture. Chacun fait preuve d’écoute des uns et des autres. Donc nos réactions sur les films s’enrichissent.

Connaissiez vous Vendôme ?
J’étais déjà venu présenter le film de Robin Campillo, produit par la région Centre et tourné à Tours, LES REVENANTS. 

Quels sont vos projets ? Pensez-vous à la réalisation ?
De plus en plus, je sens bien que quelque chose monte en moi qui est un peu plus éclectique. J’adore ce travail d’interprète que je fais, j’adore me mettre au service d’une idée, d’un film, d’un metteur en scène. Je continuerai probablement à le faire tant que ce sera possible. Et en même temps, je sens des désirs personnels un peu plus précis. Actuellement, je travaille sur une lecture du livre de Pessoa, L’Intranquillité. Je lis des textes que j’ai choisis et je les travaille avec un batteur de jazz. On voudrait sortir de ces textes une énergie. Je travaille aussi sur une pièce qui est à l’origine de ORDET de Dreyer. C’est une pièce danoise de 1925 : La Parole. On va la jouer au prochain festival d’Avignon. Je n’ai pas pour l’instant de projets cinéma ou télé, mais j’ai beaucoup travaillé ce début d’année. J’ai fait la série L’ETAT DE GRACE et le téléfilm HARKIS pour France 2.


interview à lire en intégralité sur le site du festival de Vendôme:
http://www.vendome-filmfest.com/pr/N113.pdf

par tronche de cinoche publié dans : Vendôme 2006
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Dimanche 10 décembre 2006
Drôles de rencontres

Abel & Gordon, duo comique clownesque et burlesque, a crée l’événement cette année à Vendôme. Pour le 15e anniversaire du festival, le belge et la canadienne étaient à l’honneur tout au long du festival avec une rétrospective de courts métrages, un long métrage et un spectacle "La danse des poules".

Comme dans leurs créations, tout commence par une rencontre. Pour Dominique Abel et Fiona Gordon, elle se passe au début des années 80 sur les bancs de l’école de théâtre Lecoq à Paris. Lui est belge ; elle est canadienne. Leurs études terminées, ils décident de former un duo. Ils s’installent à Bruxelles dans un endroit insolite qu’ils transforment en atelier : une ancienne fabrique de poussettes ! Cet endroit deviendra, comme un fait exprès, le berceau de leurs créations. Abel & Gordon enchaînent les projets, en commençant par le théâtre. Le duo crée et incarne les personnages de sept spectacles au total avec toujours l’objectif de « bâtir le rire » et créer une complicité en poussant le public à s’identifier. Surtout, le thème de la rencontre est omniprésent : « le point de départ de nos travaux, c’est toujours un homme et une femme sur une scène, qui développent des sentiments parfois de haine, mais le plus souvent d’amour », expliquent Dominique Abel.
LA DANSE DES POULES, présenté à Vendôme cette année, raconte l’histoire d’une rencontre amoureuse façon Roméo et Juliette où le fameux balcon de la déclaration est remplacé par une armoire et une échelle ! Il s’agit de leur 3e création théâtrale. Abel & Gordon en ont fait plus de 2000 représentations à travers le monde, notamment au festival off d’Avignon. « Chaque spectacle est différent », selon Dominique Abel. « Tout compte : les respirations, les silences, les rires dans la salle. On regarde beaucoup les gens et on recherche leur complicité pour provoquer le rire. On s’exprime surtout à travers le corps, la gestuelle ».
L’univers du duo s’inspire de grandes références du comique burlesque, de Buster Keaton à Charlie Chaplin, en passant par Jacques Tati. Il n’y avait donc qu’un pas à franchir entre le théâtre et le cinéma.
Abel & Gordon se lancent d’abord dans la réalisation de courts métrages dans les années 90. On y retrouve les ingrédients de leur succès transposés dans de petites fictions qui racontent le plus souvent le moment où un homme et une femme, que beaucoup de choses séparent, se trouvent. Dans MERCI CUPIDON, deux êtres solitaires se trouvent et s’aiment. ROSITA se passe dans une fête foraine, une voyante et son assistant tentent de faire face pour attirer la clientèle. Enfin WALKING ON THE WILD SIDE met en scène une grande rousse et un timide qui tombe instantanément amoureux.
Avec ICEBERG, le seul long métrage à ce jour de Dominique Abel et Fiona Gordon, on s’éloigne de la chaleur des sentiments pour gagner la froideur d’une chambre froide d’un fast food ! Fiona est manager dans la chambre froide d’un fast food et se retrouve enfermée toute une nuit dans la chambre froide de son lieu de travail. Commence alors une réelle passion pour le froid et la glace. Fiona va se lancer en quête d’un iceberg qu’elle veut voir pour de vrai. Le film est sorti en 2005. Il a reçu un bon accueil en France, selon Dominique Abel. « Le public français est demandeur, plus qu’ailleurs, de ce genre de cinéma. Nous sommes d’ailleurs plus connu en France qu’en Belgique ! » Un duo comique à (re)découvrir donc cette année à Vendôme pour faire assurément une belle rencontre !

article a retrouver sur le site du festival de Vendôme:
http://www.vendome-filmfest.com/pr/N109.pdf
par tronche de cinoche publié dans : Vendôme 2006
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Dimanche 10 décembre 2006
Thomas Hicks : « on peut être très créatif en réalisant des clips vidéo »

Thomas Hicks, jeune réalisateur britannique, faisait l’objet d’une projection de ses courts métrages d’animation à Vendôme, notamment ses clips pour le label Warp Records, et d’une exposition de dessins originaux.

Comment vous viennent vos idées lorsque vous concevez des films musicaux ? Avez-vous besoin de composer en écoutant le morceau ?
J’écoute d’abord le morceau, ca m’inspire. J’essaye en fait de ressentir l’atmosphère que dégage la musique. Je veux que mon film devienne comme indissociable de la musique, qu’ils ne fassent qu’un. Pour mettre au point le clip, je propose d’abord un « pitch » : il y a un texte de présentation de mon projet, accompagné d’images qui donnent une idée de l’atmosphère, des personnages du film que j’ai en tête.

Comment travaillez d’un point de vue technique ?
J’ai un petit budget pour faire mes films. J’utilise très peu de pellicule. Je dessine beaucoup sur papier dans un premier temps. Je superpose plusieurs couches de dessins pour animer les dessins que je scanne ensuite sur mon ordinateur. J’utilise alors un programme qui permet de rajouter des bouts de pellicule sur les dessins. Je fais varier les mouvements et les rythmes de mes dessins. Je travaille essentiellement en numérique.

Improvisez-vous beaucoup ?
Mes films sont planifiés mais je laisse une place à l’improvisation. Je fais par exemple des essais pour voir le résultat de quelque chose auquel je pense au moment où je crée.

Comment définiriez-vous votre démarche artistique ?
J’aime mélanger plein de choses pour inventer quelque chose de nouveau. J’aime ce qui à un côté « fait maison », qui est humain et pas machinal. Ce que je veux faire à travers mes films, c’est permettre au spectateur d’avoir des émotions semblables à celles qu’on peut avoir en écoutant de la musique. Quand mes films sont musicaux, j’essaye de faire en sorte de multiplier les effets ressentis en écoutant la musique.

Comment vous placez-vous par rapport au clip ? C’est un genre souvent perçu comme moins noble…
Oui, le court métrage n’a pas de but commercial normalement. Mais moi j’aime que mon film puisse être vu par beaucoup. Je veux que mes films soient accessibles. On peut quand même être créatif quand on travaille pour de la pub ou des clips. La pub et l’art peuvent aller ensemble. En fait, quand on fait son propre court métrage, c’est plutôt pour se faire plaisir personnellement, alors que pour la pub, on doit satisfaire ceux qui nous commandent le travail.

Avez-vous des thèmes de prédilection ?
J’aime tout ce qui touche à la mécanique. J’aime bien les anciens accessoires de cinéma par exemple. Je veux surtout tenter de capturer la vie dans mes films. J’aime beaucoup le noir et blanc aussi ; c’est pour cela que mes films sont souvent sombres. J’aime bien montrer des choses bizarres, inhabituelles. Enfin,  j’aime bien le monde du cirque, les costumes, etc.

interview à lire dans son intégralité sur le site du festival de Vendôme:
http://www.vendome-filmfest.com/pr/N110.pdf
par tronche de cinoche publié dans : Vendôme 2006
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Samedi 9 décembre 2006
Pseudo Le_Psychohistorien

Age 25

Vous venez de Toulouse

Dans la vie, vous êtes scénariste

Comment définissez vous votre rapport au cinéma ? fusionnel ?

Votre meilleur souvenir lié au cinéma ? Lost Highway, deux fois au cinoche à 16 ans.

Vos débuts de cinéphile ? Quand ? Comment ? Pourquoi ? Lost Highway en 97, l’envie m’était venue d’un article lu dans Mad Movies. J’avais vu Scream la semaine passée et c’étaient les deux films que je voulais absolument voir à cette époque. Le premier m’avait bien plu, mais j’ai senti que j’allais recevoir plus avec le second. Effectivement, j’ai acheté la BO le lendemain, et je me suis drogué à en rayer le disque, pendant toute une semaine. J’y étais allé avec un pote qui lui aussi avait été scotché par ce film. Je l’ai donc rappelé en lui disant que c’était pas possible, et qu’il fallait qu’on y retourne, pour être sûr que toutes ces sensations on les avait bien vécues et pas rêvées. Il m’a dit ok. On a remis ça. Eh bien aux premières notes de David Bowie et son énorme I’m deranged, je crois qu’on a compris ce que voulait vraiment dire cinéma.

Vous souvenez vous du premier film que vous avez vu au cinéma ? Pas du tout, un film du genre Maman j’ai raté l’avion, Le flic de Beverly Hills ou Les Goonies...

Votre cinéphilie au quotidien : Deux à trois films par semaine. Une dizaine d’épisodes de séries diverses et variées. Et je lis pas mal de bouquins venant de chez Dixit. Je mange du dessin-animé au petit déj et j’essaye d’écrire.

Comment vivez-vous le cinéma ?
De diverses manières, comme un objet de consommation (petit écran), comme une célébration (grand écran) ou comme une célébration de la consommation.

Qu’attendez-vous qu’un film vous apporte ?
Du plaisir.

Qu’avez-vous besoin de ressentir à la sortie d’un film pour dire qu’il vous a plu ? En d’autres termes, qu’est ce qu’un bon film pour vous ?
Un bon film, c’est malheureusement (pour les mauvais), la réunion obligatoire de plusieurs choses : de bons acteurs, un bon scénario, un beau montage, un bon son (aussi et une belle musique). Mais parfois, il se peut que l’on oublie un mauvais son ou un mauvais acteur, ou un mauvais scénario car il y a quelque chose qui emporte le tout et qui fait que l’on ne voit pas toutes ces petites choses périphériques qui si on s’y penche, ah c’est vrai ne sont pas tellement réussies. Parfois il y a quelque chose qui vient je crois du fait que derrière le film il y avait une volonté si forte de dire ou de montrer quelque chose, et cette chose-là parait si vraie et forte qu’on en oublie le reste. On prend une claque et là, le réalisateur, ou le scénariste ou peut-être tous à la fois (et là c’est réellement un grand grand film quand tous ont fait leur boulot avec le dévouement le plus total), ont réussi leur mission, ce pourquoi ils se sont engagé. On sent l’engagement. On le vit. A travers le film. Je pense que le film est un média total.

Celui ou celle que vous vouliez rencontrer et que vous avez rencontré ?
Vincent Delerm (j’en entends qui ricanent)

Celui ou celle que vous voudriez rencontrer ?

Le film qui vous a marqué ? (pas forcément votre préféré)
Lost Highway, Dogville (j’en mets deux pour ne pas être trop répétitif)

Votre film / genre / réalisateur / acteur / musique de film préféré ?
Nsp / le film de genre qui échappe à son genre / Lynch / ça fait depuis le lycée que je ne me suis pas posé la question / sans hésiter la BO de Lost Highway.


Votre dernier coup de cœur au ciné :
http://cinematographe.over-blog.com

Les films que vous cherchez (si vous souhaitez que l’on rentre en contact avec vous pour vous aider à trouver ou envoyer le ou les films en question, précisez le)
Gloomy Sunday – une histoire d’amour et de mort. Et oui, je veux bien qu’on rentre en contacte avec moi pour me le prêter, j’en serai même ravi…

Vous vous exilez sur une île déserte. Quels sont les 3 CD, 3 livres et 3 films que vous emportez avec vous ? Pourquoi ?
Pas de cd, je prends l’Ipod de ma copine. Et puis j’ai toujours aimé me faire des compil’ en K7 ou en CD, alors répondre serait inutile. 3 livres c’est déjà plus intéressant : « La naissance de la tragédie » de Nietzche, car je le lis et le relis, je comprends toujours plein de nouvelles idées que je n’avais pas saisies lors des lectures précédentes (et ce encore maintenant, c’est une vraie mine d’or ce bouquin), « La société du spectacle » de Guy Debord, pour le plaisir de m’en sentir débarassée, tout seul sur mon île déserte. Et « La Cuisine » de Ginette Mathiot, avec ses 1500 recettes sans photo pour bien faire travailler l’imagination  si je dois me retrouver à bouffer du poisson cru. 3 films ? 3 films à la con pour être sûr de ne pas détester, à force de visionnages, des chefs-d’œuvre si je venais à survivre et à m’extirper de l’île.

Tribune libre : c’est bien qu’il y en ait une.

Votre email / blog / site internet : forever.lestat@excite.com / http://cinematographe.over-blog.com


Les blogs ou sites Internet que vous souhaiteriez faire connaître : L’ESAV (école supérieure d’audiovisuel de Toulouse) http://www.esav.net
par tronche de cinoche publié dans : Les nouveaux Cinephiles
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Mardi 5 décembre 2006










par tronche de cinoche publié dans : Vendôme 2006
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Lundi 4 décembre 2006








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Samedi 2 décembre 2006


par tronche de cinoche publié dans : Vendôme 2006
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Dernière minute

En parallèle du dossier Cannes 2008, Les Nouve@ux Cinéphiles vous proposent, à partir de lundi, un grand dossier sur la création vidéo à Poitiers: interviews inédites, photos et sélection de vidéos sont au programme


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