Vendredi 28 octobre 2005

Voici ma sélection télé de la semaine du 30 octobre au 4 novembre

 
 
Robin des bois : prince des voleurs
, K. Reynolds, États-Unis, 1991

sur TF1, dimanche 30 octobre, à 20h50
Un film qui a marqué mon enfance : du grand divertissement d’aventure à l’américaine. Y’a plus qu’à sortir le pop-corn !
 
 
Rosemary’s baby
, Roman Polanski, États-Unis, 1968

sur Arte, lundi 31, à 20h40
Grand grand classique du film fantastique ! Une atmosphère oppressante et une histoire à donner des frissons dans le dos ! A ne surtout pas manquer !
 
Halloween, la nuit des masques
, John Carpenter, États-Unis, 1978

sur Arte, lundi 31, à 22h55
Un autre grand classique du film fantastique, qui a fait des petits depuis et a inspiré de nombreuses parodies.
 

Louis de Funès, la comédie humaine (documentaire)
sur France 3, mardi 1er novembre, à 23h
Un documentaire consacré à la vie de cet inégalable comique.

 
 
 
Ascenseur pour l’échafaud
, Louis Malle, France, 1957

sur Arte, jeudi 3, à 20h40
Jeanne Moreau sous la direction de Louis Malle… Que dire de plus pour vous convaincre de jeter un œil à ce film devenu classique.
 
 
Garçon !
, Claude Sautet, France, 1983

sur France 3, jeudi 3, à 23h25
En tant que fan de l’univers de Claude Sautet, je ne peux que vous conseiller de voir ce film. Un grand duo d’acteurs - Jacques Villeret et Yves Montand - et une belle histoire comme sait les raconter Sautet, tout en subtilité.
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Samedi 22 octobre 2005

Voici ma sélection télé de la semaine du 23 au 28 octobre

 
 

Désir, F. Borzage, États-Unis, 1936
sur Arte, dimanche 23 octobre, à 20h40
Pour découvrir ou redécouvrir Marlène Dietrich

 Le fabuleux Destin d’Amélie Poulain, Jean-Pierre Jeunet, France, 2000
sur France 2, mardi 25, à 20h50
Inutile de présenter le désormais classique film de Jean-Pierre Jeunet
 
Les Amants réguliers, Philippe Garrel, France, 2005
sur Arte, mardi 25, à 22h45


 
Auto/focus, invité Bertrand Blier (magazine de cinéma)
sur France 4, mercredi 26, à 20h50
2e numéro du nouveau magazine de cinéma sur France 4, consacré ce soir au réalisateur des Valseuses et de Combien tu m’aimes, dans les salles ce mercredi

 
Le Journal, Ron Howard, États-Unis, 1994
sur CineCinema Premier, jeudi 27, à 20h45
Le film a pris un petit coup de vieux, mais reste un bel exercice de style sur cette profession de journaliste qui ne laisse personne vraiment indifférent…
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Dimanche 16 octobre 2005
2e personne à rejoindre ce qui est encore une mini-mini-communauté!!! Je vous invite bien sur à commenter le profil de Ficus: si vous avez des points communs, etc, n'hésitez pas à le faire partager... C'est fait pour ça!
N'hésitez pas vous aussi -fraichemen
t débarqués sur mon site ou fidèles de mon site mais  un brin timides- à vous manifester!:


Pseudo :
Ficus

Age : 19 ans

Vous venez de : Mantes-La-Jolie, (Yvelines)

Dans la vie, vous êtes : étudiante en 2ème année de Lettres Modernes option art du spectacle

Comment définissez vous votre rapport au cinéma ? Passionnel....??Un rapport compliqué en tous cas

Votre meilleur souvenir lié au cinéma ? Kubrickitude pathologique oblige, la première partie de Full Metal jacket avec le sergent Hartman, et puis bien sûr la sarabande de Haendel dans Barry lyndon.Il y a aussi dans une moindre mesure les courts- métrage de Disney produits dans les années 30-40-50...

Vos débuts de cinéphile ? Quand ? Comment ? Pourquoi ? Tout à fait par hasard, vers l'âge de 7 ans, quand mes parents me collaient devant la télé avec des cassettes en boucle de Winnie l'ourson et des courts métrages de Disney, justement, à l'époque en V2000. Et, fin des D.A, la cassette ne se rembobine pas, mais continue sur sa lancée, et là paf la grande claque...Clockwork Orange, la musique de Beethoven et les faux cils de Malcolm Mc Dowell, que mes parents avaient enregistré par erreur. Du coup j'ai renoncé à la brillante carrière de remplisseuse de machine à snickers qui me tendait les bras pour devenir "dessinateuse d'orange mécanique"...

Votre cinéphilie au quotidien (combien de films par jour ou semaine, livre magazines, émissions de radio et TV, chaînes préférées, cinémas préférés, etc.) boulimique. Au moins un film par jour, sous prétexte des cours de la fac,mes nombreux dvd, mes films téléchargés, magazines empruntés, entassés dans les toilettes, volés à ma marraine, le plus souvent Première, les Inrocks, Les cahiers, Télérama, mais aussi Animeland, et pour les émissions de télé, le vide intersidéral, il n'y a pas vraiment d'émission cinématographique correcte à des heures décentes. Mon cinéma préféré est le cinéma d'art et d'essai du Val Fourré, tristement célèbre, où la programmation est très éclectique et les fauteuils confortables.

Comment vivez-vous le cinéma ? Bien, merci. En général je joue à débusquer les films les plus inaperçus, du genre l'adaptation des Affinités Electives de Goethe avec JH Anglade et Isabelle Huppert, ou le Songe d'une nuit d'été avec Ruppert Everett, donc je vis le cinéma de façon assez intime, parfois ludique quand je visionne les films de Tim Burton au lieu de faire mes devoirs. Un rapport enfantin aussi, avec Walt disney ou Wim Wenders, ou encore Billy Wilder... J'ai un rapport au cinéma proche d'un film des Monthy Python qui serait réalisé par Cuaron...et ça s'appellerait "l'histoire d'amour entre le cinématographe et une plante verte"

Celui ou celle que vous vouliez rencontrer et que vous avez rencontré ? Malheureusement je devais rencontrer Ken Loach qui aurait dû venir présenter Bread & Roses à Nanterre Université, mais au dernier moment il a eu un empêchement...snif

Celui ou celle que vous voudriez rencontrer ? Milos Forman

Le film qui vous a marqué ? (pas forcément votre préféré) Il y en a beaucoup, dont Sympathy for Mister Vengeance de Park Chan Wong, et puis bien sûr Pulp  Fiction, et aussi My own private Idaho de Gus van sant avec le génial River Phoenix

Votre film / genre / réalisateur / acteur préféré ?
film: Clockwork Orange (on se refait pas)
genre: crade et subversif: le genre qu'a inventé John Waters, et le film-qui-met-une-grande-claque, du genre Dracula de Coppola, et Le Tombeau des lucioles des studios Gibhli
réalisateur: Stanley Kubrick et Tim Burton à égalité

Votre dernier coup de cœur au ciné : Wallace & Gromit, le mystère du lapin garou. So british. Avant il y a eu Le château ambulant du conteur Myazaki Hayao, et c'est à peu près tout pour cette année.

Les films que vous cherchez (si vous souhaitez que l’on rentre en contact avec vous pour vous aider à trouver ou envoyer le ou les films en question, précisez le)
Even cow girls... je vous fais grâce du titre en entier parce que je ne l'ai pas en tête, c'est un film de Gus van Sant des 90's, avec Uma Thurman qui joue une auto stoppeuse professionnelle avec des pouces géants (oui, je sais...), un film que j'ai vu il y a longtemps longtemps longtemps... et puis bien sûr La Fureur de vivre(Nicholas Ray), le seul James Dean qui est échappé à ma concupiscence baveuse...et sûrement plein d'autres mais je ne les ai pas en tête tout de suite^^

Vous vous exilez sur une île déserte. Quels sont les 3 CD, 3 livres et 3 films que vous emportez avec vous ? Pourquoi ?
CD: Ghinzu, Kéziah Jones, une anthologie de Muse.
3 livres: Les films-clés du cinéma, Marie-Antoinette de S. Zweig, Les Chants de Maldoror de Lautréamont. Mon bouquin de cinéma, parce que j'entretiens mon vice, la biographie de S.Zweig, parce que c'est le livre de référence sur la question, et Lautréamont  parce que rien que pour comprendre une phrase correctement, il faut au moins 4 jours, et puis 4 autres jours pour la replacer dans son contexte, et puis 4 autres jours pour s'attaquer à la phrase suivante...ça occupe.
films: Monthy python & the Holy Grale, parce que rien ne vaut un bon lancer de vache et un lapin tueur, Amadeus parce que la musique de Mozart et le talent de Forman, A la recherche du temps perdu (Ruiz) parce qu'il y a John Malkovitch aussi vicieux que dans Les Liaisons dangereuses de S. Frears, et puis une adaptation de Proust au cinéma c'est assez rare pour être souligné (bon il y a eu Un Amour de Swann de V. Schlöndorf avec J. Irons, et A. Delon mais bon, pas terrible en fait). Ce sont des films qui font passer le temps au sens positif du terme.

Tribune libre : Que dire à part... je suis le cerveau vidé de Jack...et visionnez les clips de Gorillaz, c'est du vrai cinéma.

Votre email / blog / site internet (ou autres : fanzine, journal, émission de radio, association, etc.)
estellemarmotte@hotmail.fr, ou ficus@caramail.com,
mon blog malheureusement n'a rien de cinématographique (encore que...il y a des photos de mon premier et unique film fini-monté-post-synchronisé réalisé à ce jour, chef d'oeuvre devant l'eternel....mais bon, pour ceux qui auraient envie de se rassurer sur leur état mental: http://skippymh.skyblog.com ,mais c'est tout de même assez lamentable)


Les blogs ou sites Internet que vous souhaiteriez faire connaître (uniquement en rapport avec le cinéma)
Il y a un site mais malheuresement je n'ai plus l'adresse exacte, mais dès que je le retrouve je vous en fait part, c'est fait par des étudiants et des spécialistes, et c'est un dictionnaire des films les plus marquants, classés par ordre alphabétique., avec résumé et analyse exhaustive.
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Dimanche 16 octobre 2005
L'info a commencé à circuler vendredi dernier: Frédéric Beigbeder pourrait remplacer Daphné Roulier à la présentation de l'émission Le Cercle, selon Le Parisien. Je n'ai pas vraiment plus d'infos. Tout ce que je peux dire, c'est que c'est encore Daphné Roulier qui présentera l'émission de la semaine prochaine puisqu'elle a été enregistrée jeudi dernier et j'ai assisté à son 'enregistrement! Au moment du tournage, je n'ai rien entendu sur un éventuel départ de Daphné, mais j'avais remarqué que l'ambiance était un brin tendue... Je ne veux pas lancer de fausses rumeurs, pour autant, puisque ce n'est qu'une impression personnelle.
Que pensez vous de cet éventuel changement de tête? Pensez-vous que Daphné Roulier est crédible en matière de cinéma (aussi bien dans Le Cercle que L'Hebdo ciné)? Est ce que Beigbeder aurait sa place en tant que successeur de Daphné au Cercle?
Vous pouvez donner votre avis en postant un commentaire. Je vous invite par ailleurs à lire mon reportage dans les coulisses du tournage de l'émission Le Cercle (dans la rubrique Mes dossiers thématiques, dossier La médiatisation du cinéma)
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Vendredi 14 octobre 2005
A ne manquer cette semaine


Les Invasions barbares, Denys Arcand, Canada, 2003
sur CinéCinéma Premier, dimanche 16 octobre, à 22h50
Un film un brin bavard, mais tellement rafraichissant! C'est la suite du Déclin de l'empire américain. La même bande d'amis se retrouvent 20 ans après. Pour le meilleur et pour le pire. Palme d'or à Cannes en 2003.

L'Effrontée, Claude Miller, France, 1985
sur M6, lundi 17, à 00h45
Superbe comédie douce amère. L'un des premiers rôles de Charlotte Gainsbourg.  

Le Coeur des hommes, Marc Esposito, France, 2003
sur France 2, mardi 18, à 20h50
Un film de potes. Tout simple, sans grandes surprises, mais beau. La distribution est impeccable: Marc Lavoine, Bernard Campan, Gérard Darmon et Jean-Pierre Daroussin.

Pourquoi pas, Coline Serreau, France, 1977
sur Arte, jeudi 20, à 20h40
Coline Serreau, actuellement à l'affiche avec son nouveau film Saint Jacques La Mecque, s'est fait une spécialité des drames sociaux, mais avec toujours beaucoup d'humour et d'humanité. D'elle, on connait surtout Trois Hommes et un couffin et La Crise. Pourquoi pas est son premier film. Une version moderne de Jules et Jim.

L'Amant, Jean-Jacques Annaud, France, 1992
sur CinéCinéma Premier, vendredi 21, à 23h15

A la fin des années 1920 en Indochine, les amours d'une ado et d'un Chinois trentenaire.
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Dimanche 9 octobre 2005
Voici ma sélection télé de la semaine


La Mémoire dans la peau, D. Liman, Etats-Unis, 2002
sur TF1, dimanche 9 octobre, à 20h50
Un thriller déroutant avec Matt Damon, à l'affiche actuellement des Frères Grimm.

Au coeur du mensonge, Claude Chabrol, France, 1998
sur Arte, lundi 10, à 20h40
Encore un thriller... qui nous emmène sur la piste d'un meurtrier d'enfant.

Mon beau-père et moi, J. Roach, Etats-Unis, 2000
sur TF1, mardi 11, à 20h50
Le moins que l'on puisse dire c'est que ce film ne fait pas dans la dentelle! Mais il faut avouer que c'est une comédie réussie dans son genre. Robert de Niro est délirant dans ce rôle de beau-père sadique. De nombreuses scènes sont devenues cultes.

Chicago, R. Marshall, Etats-Unis, 2003
sur CinéCinéma Premier, mercredi 12, à 20h45
L'adaptation sur grand écran de la comédie musicale à succès. Pas aussi inventif que le génial Moulin Rouge de Baz Luhrmann, mais c'est à voir ne serait-ce que pour entendre Richard Gere et Renée Zellweger pousser la chansonnette!

Nous nous sommes tant aimés, Ettore Scola, Italie, 1974
sur Arte, jeudi 13, à 20h40
Un grand classique du cinéma italien. Une fresque sur fond de guerre.

L'Effet papillon, E. Bress, Etats-Unis, 2004
sur Canal +, vendredi 14, à 20h55
Que se passerait-il si l'on pouvait retourner dans le futur et changer des détails de notre vie? L'idée de départ fait penser à Retour vers le futur... mais en fait, rien à voir. Ici Aston Kutcher fait plutôt dans le drame psychologique.
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Samedi 8 octobre 2005
de Stéphane Brizé, France, 2005





style: tango émotionnel


L'histoire
Un cinquantenaire, divorcé, lassé de son métier d'huissier de justice, décidé à faire plus d'exercice physique entreprend d'apprendre le tango. Il y fait la connaissance de Françoise, qui prépare son mariage.


Mon avis
C'est LA bonne surprise de la rentrée cinéma. N'allez surtout pas croire que ce film n'est qu'une N-ième comédie sentimentale pour les ménagères de moins de 50 ans! Ce film est une véritable réussite, un grand moment de cinéma comme on aimerait en voir plus souvent: beaucoup de sensibilité, d'émotion, et tellement de justesse. Grâce aux acteurs qui sont tous épatants, même les seconds rôles qui ont une certaine épaisseur; Anne Consigny, que j'ai découvert dans ce film, dégage vraiment quelque chose. Je suis restée scotchée à mon siège, submergée par l'émotion que dégage ce film. Tout se passe dans les non-dits, les silences et dans les beaux passges de tango. Stéphane Brizé est un jeune réalisateur prometteur (il a fait plusieurs court-métrages et un long, Le Bleu des villes, en 1999) qui sait mêler avec subtilité humour et émotion. Allez voir ce film et parlez en autour de vous. C'est malheureusement un beau film, d'auteur mais accessible, qui pourrait venir à disparaitre trop vite de l'affiche face à d'autres plus grandes sorties.


date de sortie: le 12 octobre 2005




Rencontre avec le réalisateur Stéphane Brizé et l'actrice Anne Consigny
Je ne suis pas là pour être aimé est le deuxième film de Stéphane Brizé,  après Le Bleu des villes.
Anne Consigny a joué récemment dans 36, quai des Orfèvres.


  


Pourquoi avez-vous de nouveau choisi un métier dit difficile, ingrat pour votre rôle principal? Il en était de même dans votre premier long métrage, Le Bleu des villes.
S.B. Huissier, c'est un métier difficile parce que l'on doit faire abstraction de ses sentiments. On doit être blindé pour ne pas avoir à faire aux émotions. Je trouve ça intéressant. Ca me touche les personnages qui tiennent la distance. J'ai affaire à des personnages qui ont des problèmes dans ce qui est de l'odre de l'affectif.

Pourquoi avoir choisi le tango comme fil conducteur du film?
S.B. Le tango n'est pas une danse désuète. Il y a énormément de bals. Le tango m'est venu très spontanément. J'ai pensé à ça car la mélancolie qui est associée au tango fait très largement écho à la mélancolie du personnage principal. Je psne que c'est une danse qui est pleine de sensualité et même de sexualité, mais il y a quelque chose de très élégant. Le personnage principal peut s'autoriser à aller vers cette danse parce qu'elle n'est pas trop "inquiétante". Elle est codifiée comme Jean-Claude, le personnage principal du film.


Où avez-vous puisé toute cette émotion, cette justesse et cette sensibilité?
S.B. Ma matière première, c'est mon histoire personnelle, c'est les réflexions que j'ai, ce que je ressens dans la vie. Et ensuite je projette dans les différents personnages à l'écran. Cette difficulté à communiquer avec les gens très proches, que l'on aime tellement... quand ça n'existe pas, c'est une douleur qutour de laquelle il est difficile de se construire, qui est un manque toute une vie. C'est effectivement quelque chose qui a marqué ma vie, comme elle a marqué plein plein de gens. C'est rare en fait que les choses soient exprimées en fait dans les familles à cause de la pudeur. Il y a de l'amour dans toutes les familles, mais il y a parfois peu de preuves d'amour, des mots qui ne sont pas dits. Ce que je trouvais émouvant, c'était de voir que Jean-Claude (Patrick Chesnais), quelqu'un de raide dans ses bottes, était toujours le fils, toujours un gamin: la douleur de l'enfant est toujours présente à 50 ans; il n'a rien réglé avec son père. La rencontre avec Françoise (Anne Consigny) va avoir des conséquences dans la relation avec son fils. Le père et le fils sont deux personnes qui se sont ratées. Jean-Claude n'a pas appris à aimer, n'a pas appris à être aimé.


Pourquoi ce titre?
S.B. Je pense que le titre peut s'adapter aux autres personnages: la secrétaire, le père de Jean-Claude, son fils... Ils ont du mal avec l'amour. C'est un titre qui a beaucoup partagé. Au moment de l'écriture, tout le monde avait un avis sur le titre: il était soit formidable soit suicidaire. Moi à l'arrivée, j'aime beaucoup ce titre et c'est première chose autour de laquelle je construis le film. J'ai besoin d'avoir le titre rapidement; ça me donne le sentiment de tenir mon sujet. C'est construit autour de cette problématique. J'écoute cette petite voix intérieure qui me fait venir des idées, des personnages; ensuite je construis dans le détail la psychologie des personnages, leurs rapports, leur évolution.

Anne Consigny, qu'est-ce qu'il y a de vous chez Françoise?
A.C. J'adore le personnage de Françoise. J'ai beaucoup d'admiration et de tendresse pour elle, donc je vais pas dire que je lui ressemble vachement! J'aimerais bien être comme elle: avoir cette dignité, cette abnégation, cette générosité et ce courage. Elle s'est donnée comme challenge d'etre fidèle aux autres; finalement c'est à elle qu'elle est attentive. Moi ça me touche beaucoup. Dans l'éducation que j'ai reçu et les gens de ma génération -j'ai grandi dans un milieu catholique pratiquant- on nous apprend beaucoup à être généreux mais surtout pas à être égoïste. J'aimerais bien pouvoir élever mes enfants dans cet esprit où l'on sait parfois être égoïste, penser à soi. On dit que quand on a un héros, on a quelque chose de lui en soi, donc disons que Françoise est mon héros et que j'ai quelque chose d'elle en moi!

Comment s'est faite la distribution du film?
S.B. Je n'écris pas en pensant à des acteurs car pour moi c'est très réducteur. Donc j'écris les personnages et ensuite je réfléchis à qui pourrait les interpréter. Il fallait quand même quelqu'un d'assez agé pour jouer le père de Jean-Claude. Il fallait aussi quelqu'un d'assez imposant qui puisse écraser Jean-Claude. Très vite, j'ai pensé à Georges Wilson. Il a d'abord refusé même s'il avait apprécié le scénario car il m'a dit "Le personnage du père de Jean-Claude, c'est moi! Donc c'est trop douloureux; je ne le ferais pas."

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* propos recueillis au cinéma Les Studio de Tours, le 7 octobre 2005
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Samedi 8 octobre 2005
de Miranda July, Etats-Unis, 2005




style: trouvailles fantaisistes


L'histoire
Aux Etats-Unis, les destins croisés de quelques habitants d'une même ville. Leur point commun: un certain degré de bizarrerie et de fantaisie!


Mon avis
Un film choral comme le veut la formule à la mode... avec de multiples personnages déjantés. Miranda July nous fait découvrir un univers délirant, une ville paisible d'Amérique avec des personnages un peu timbrés. La réalisatrice, qui joue dans le premier rôle de son propre film, a une créativité impressionnante. Le film ne ressemble a rien de vraiment connu; peut être parfois à Ghost World. Un film qui a remporté de nombreux prix, sans doute parce que cette fantaisie donne un nouveau souffle au cinéma américain largement dominé par des blockbusters aux ficelles bien trop convenues.


date de sortie: 14 septembre 2005


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Jeudi 6 octobre 2005

d'Yves Angelo, France, 2005


 


style: sobre et sombre

 

 

L'histoire

Sur fond de première Guerre mondiale, une enquête est menée après l'assassinat d'une petite fille.


 
 
 

Mon avis
Voici l'adaptation attendue du roman de Philippe Claudel, prix Renaudot 2003. Je n'ai pas lu le livre, donc je ne pourrais pas parler de la fidélité du film au roman. En tout cas, le film est réussi. C'est un film disons très classique; il n'y a pas vraiment de surprises, mais il n'y a rien à reprocher non plus, si ce n'est quelques longueurs par moment. La distribution est bonne et on apprécie de voir Jacques Villeret dans un rôle sobre et sombre qui permet d'observer l'étendue de son talent.

 
 
 

date de sortie: le 28 septembre 2005

 

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Dimanche 2 octobre 2005

de Im Sang-Soo, Corée du Sud, 2005

 

 

 

style : politiquement incorrect

 

L’histoire

1979, Corée du Sud. Le président Park Chung-hee, à la tête d’un régime proche de la dictature, s’apprête à vivre ses dernières 24h. La soirée s’annonçait festive pourtant : filles, alcool. Sauf qu’en coulisses des agents de la CIA coréenne ont décidé qu’il en était assez de lui.

 

Mon avis

Sexe, alcool et pouvoir. Le réalisateur Im Sang-Soo ne fait pas dans le consensus lorsqu’il raconte le dernier épisode de la vie de Park Chung-hee, qui a régné en Corée du Sud de 1962 à 1979. Ce film a crée une véritable polémique en Corée du Sud : le début du film a été coupé et des proches du défunt président ont tenté de le faire interdire. On peut difficilement faire un parallèle entre la Corée et la France, mais imaginez un seul instant qu’un réalisateur filme, par exemple, les dernières heures de Pierre Bérégovoy ou de ce dirigeant du FN (Poulet-Dachary) dont la mort est encore très suspecte.  Bref, imaginez qu’un réalisateur s’attache à un épisode sensible de l’histoire de France et qu’il le décrive sans retenue. Voilà, c’est à ça que ressemble The President’s last bang. Un film qui ferait passer Le promeneur du Champs de Mars pour un nouveau volume de Martine, Martine à l’Elysée ! Je ne dis pas que le film de Guédiguian est gentillet ou irréaliste, mais le réalisateur n’aborde pas de front les polémiques que François Mitterrand a provoqué. En tout cas, il a le mérite de les évoquer en filigrane, mais là n’est pas le débat. The President’s last bang, qui a été sélectionné à la quinzaine des réalisateurs de Cannes 2005, est donc un véritable exercice de style. Im Sang-Soo, remarqué déjà pour Girls night out en 1998 et Une Femme coréenne entre autres, filme avec beaucoup de talent un épisode sanglant de l’histoire sud-coréenne : dans les scènes de violence, on pense à du Tarantino ; les travellings rappellent Scorsese. D’un point de vue esthétique, comme du point de vue historique, un film qui vaut le détour.

 

sortie du film : le 5 octobre 2005

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