Vendredi 26 août 2005

A voir cette semaine

Professeur Holland, Stephen Herek, Etats-Unis, 1996

sur CineCinema Emotion, samedi 27 août, à 23h

Ce film est quasiment inconnu en France; pourtant aux Etats-Unis, il a connu beaucoup de succès. C'est une sorte de Cercle des poètes disparus, sauf que Robin Williams est remplacé par Richard Dreyfuss et qu'il n'est pas prof de littérature mais de musique. Un film à la fois hommage à la musique et à son enseignement.

Alien, le huitième passager, Ridley Scott, Grande-Bretagne, 1979

sur TF1, dimanche 28, à 22h45

Film culte de science-fiction où Sigourney Weaver est poursuivie par une méchante bête baveuse!

La Fureur de vivre, Nicholas Ray, Etats-Unis, 1955

sur Paris Première, lundi 29, à 20h50

Film mythique qui inspira des générations et des générations. Ca a un petit peu vieilli, mais quel plaisir de revoir James Dean à l'écran.

La Bande du drugstore, François Armanet, France, 2001

sur France 2, mardi 30, à 22h25

Petite comédie sentimentale à la française avec de jeunes acteurs convaincants.

Filles perdues, cheveux gras, Claude Duty, France, 2002

sur France 2, mercredi 31, à 23h05

Un beau trio d'actrices (Amira Casar, Marina Foïs et Olivia Bonamy) dans une comédie déjantée où l'on cante en se coiffant les cheveux!

Le Salaire de la peur, Henri-Georges Clouzot, France, 1953

sur Arte, jeudi 1er septembre, à 20h40

Un classique avec Yves Montand.

La Reine blanche, Jean-Loup Hubert, France, 1990

sur CineCinema Emotion, vendredi 2, à 21h

Par le réalisateur du très touchant Grand Chemin, un fim simple avec un beau casting et une toute jeune Isabelle carré.

 
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Samedi 20 août 2005
Dans Mes Dossiers thématiques, vous pouvez consulter le dossier consacré aux "lieux de la cinéphilie". Est déja consultable dans ce même dossier, "ballade dans le Paris cinéphile" (à venir "ballade dans le Londres cinéphile").
Cette rubrique vous est ouverte pour la compléter et l'améliorer. J'aimerais, pour cette page, y recenser les cinémas art et essai en province, plus divers lieux cinéphiles comme les musées, les cinémathèques, les bibliothèques et librairies spécialisées.
En province, j'ai fréquenté assidûment les cinémas de 2 villes:  Nancy (en Lorraine) et Tours (dans la Vallée de la Loire), or ces 2 villes ont la particularité d'être assez bien pourvue pour les cinéphiles!
 

Nancy (54)

Le Caméo commanderie
16, rue de la Commanderie 54000 Nancy

Le Caméo Saint Sébastien
rue Saint Sébastien 54000 Nancy

site Internet: www.cine-cameo.com


Nancy possède 2 cinémas orientés art et essai. Le nombre de salles a doublé il y a quelques années : Michel Humbert, le dynamique directeur du Caméo Commanderie, a en efet racheté il y a peu les salles UGC du centre-ville pour étendre son domaine! Nancy a subi pas mal de transformations en ce qui concerne son offre cinéma avec l'implantation du complexe UGC en périphérie de la ville (complexe UGC Ciné Cité de Ludres). Un autre complexe devrait d'ailleurs ouvrir très prochainement ses portes, toujours un peu à l'extérieur de la ville.
En tout cas, les Caméo sont les cinémas où il faut aller si vous êtes de passage: tous les films sont en V.O. et la sélection est toujours très bonne. Le cinéma organise régulièrement des avant-premières, des soirées spéciales. Sont passés entre autres par le Caméo: Bertrand Tavernier, Antoine de Caunes, Jean-Pierre Sinapi, Stéphane Bouquet des Cahiers du cinéma, etc.
A noter que la région Lorraine (ainsi que la région du Bas-Rhin) organise depuis quelques années l'opération Ciné Cool. Tous les ans, les 2 dernières semaines d'aout, de nombreux films sont projetés en avant-première. (Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site www.cine-cool.com)
 

Saint Nicolas de Port (54)

Le musée du cinéma et de la photographie

10 rue Georges Rémy 54210 Saint Nicolas de Port
tél: 03 83 45 18 32

"des jouets optiques au cinématographe en passant par la Lanterne Magique et la photographie..."

 

Tours (37)

Les Studio
2 rue des Ursulines 37000 Tours
tél. : 02 47 20 27 00
fax : 02 47 20 69 34
Répondeur : 08 92 68 37 01
info@studiocine.com


site Internet : www.studiocine.com


Ce cinéma est un institution pour les Tourangeaux! On ne touche pas aux Studio! Mais on peut les comprendre car il y a une vraie demande de films de qualité à Tours. Tours est une ville cinéphile... Peut être justement parce que les Studio ont rendu les Tourangeaux cinéphiles! Le cinéma est assez grand et toujours bien rempli. La sélection est bonne, les films en V.O. Il y a toutes les semaines des projections-débats. Régulièrement des avant-premières et des projections spéciales en présence de personnalités de la région ou pas (Cédric Kahn, Pierre Carles, Jacques Fieschi, etc.)
La vraie particularité de ce cinéma, c'est qu'il possède une bibliothèque en accès libre. C'est une véritable mine de livres, de magazines uniquement de cinéma. Ca vaut vraiment le coup d'oeil. La bibliothèque est comme cachée à l'étage du cinéma, mais il ne faut pas hésiter à y aller, même si vous êtes le seul visiteur! Le personnel est très sympa et à votre service.
Enfin, notez que Tours est une ville qui commence à bien bouger niveau cinéma. Beaucoup de films sont tournés dans la région car la région est dans une politique où elle donne beaucoup de subventions aux réalisateurs voulant tourner là (le film Douches froides [lire chronique] a été tourné dans la région et le réalisateur, Antony Cordier, était apparemment un habitué du cinéma Les Studio!) . Mais ça bouge surtout au niveau des festivals. Pour en savoir plus, je vous renvoie au site des Studio qui explique les différentes manifestations auquel le cinéma participe tout au long de l'année (www.studiocine.com/index_programme.html). Le festival le plus important est De L'encre à l'écran, consacré au cinéma et à la littérature, qui a lieu le dernier week-end de mars. De nombreuses personnalités viennent chauqe année: Charles Berling, Emmanuelle Béart, Jacques Fieschi, Volker Schlondorff, etc. Vous pouvez lire le compte-rendu de l'édition 2005 dans la rubrique Mes Festivals.

 
Maintenant, c'est à vous de particper à cette rubrique car elle est largement insuffisante! Où que vous soyez en Province pour enrichir cette rubrique, n'hésitez pas à commenter les cinémas que vous fréquentez.


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Vendredi 19 août 2005

de Tim Burton, Etats-Unis, 2005
  
 


 
style: finding neverland
 

L'histoire
Le célèbre et richissime chocolatier Willy Wonka lance un grand concours: 5 enfants auront droit de pénétrer dans sa fantastique chocolaterie pendant 24h, à la seule condition de trouver l'inestimable ticket doré. A la fin, un des 5 sélectionnés aura droit à un cadeau dépassant l'imagination de tous.

 
Mon point de vue
En tant que fan de Tim Burton, je me sens incapable de faire une critique un minimum objective de ce film! Que dire? La magie de Burton y est et ça nous transporte, comme toujours! Et que les déçus de Mars Attacks! et La Planète des singes se rassurent, celui-là est plus réussi. Pas de doute!
Ce qui différencie ce film de ses précédents, c'est peut être le fait qu'il est clairement destiné à un jeune public. Burton a toujours fait des films que le jeune public pourrait aimer, ne serait-ce que par son esthétique proche du cartoon, mais jamais encore au même point de Charlie. Le film est d'ailleurs adapté d'un livre pour enfants, écrit par Roald Dahl.
Ca n'empêche que le film est aussi fait pour les adultes. Il y a plein de petits détails à percevoir: des références à d'autres films (notamment la scène-hommage à 2001: L'Odyssée de l'espace). Le personnage de Willy Wonka est également assez ambigu.. Qui n'a pas pensé à Michael Jackson en regardant ce film me jette la première pierre... ou plutôt m'écrive un commentaire! La chocolaterie est comme le Neverland de Jacko, l'attitude de Willy Wonka envers les enfants est très
douteuse (et même le nom Willy Wonka est très très suggestif : willy est un mot de jargon en anglais pour parler du s.x. masculin et wonka sonne comme "wanker" en anglais qui signifie br.nl..r!!!). Le nom du personnage est la création de Roald Dahl, mais peut être qu'à l'époque ça n'évoquait pas la même chose!!! Bref, le film est à plusieurs lectures. Donc il faut aller le voir pour rêver mais aussi pour déceler ces petits détails qui rendent le film intéressant.

N.B. J'ai assisté à l'avant-première de ce film (à l'événement, pas à la projection elle-même) à Londres en juillet dernier. Le compte-rendu sera très prochaine en ligne.
   

 

 

    

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Date de sortie: 13 juillet 2005

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Vendredi 19 août 2005
 

quelques photos souvenirs de l'avant-première à Londres en juillet 2005

 

 


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Vendredi 19 août 2005
A ne pas manquer cette semaine
  
 
Cuisine et dépendances, Philippe Muyl, France, 1993
sur France 2, dimanche 21 août, à 20h50

L'adaptation de la pièce du duo Jaoui-Bacri. L'histoire d'une bande de vieux potes qui se retrouvent (Mes meilleurs copains?!! Oui, ça ressemble étrangement! Et c'est encore avec Bacri) autour d'un repas. Et évidemment ça va dégénérer!
  
 
Un Pont entre 2 rives, Gérard Depardieu et Frédéric Aubertin, France, 1998
sur TF1, dimanche 21, à 0h50

Pour la première fois, Deparideu passe derrière la caméra, et ça donne un beau film, simple et frais. L'histoire se passe dans les années 60: Carole Bouquet a le coeur qui balance entre 2 hommes, dont Depardieu.
  
 
Carrie, Brian de Palma, Etats-Unis, 1976
sur RTL9, lundi 22, à 22h30
 
Grand film d'épouvante, dont l'histoire est adaptée d'un roman de Stephen King. Un classique à ne pas manquer!
 
 
La Baule-les-Pins, Diane Kurys, France, 1989
sur CineCinema Emotion, mercredi 24, à 20h45
 
Peinture sentimentale, façon Diane Kurys (Diabolo Menthe), sur fonds de vacances à La Baule.
 
 
The Big Lebowski, Joel Cohen, Etats-Unis, 1998
sur CineCinema Premier, vendredi 26, à 21h

Ca ne se raconte pas, ca se vit, ca se voit! Un film délirant mais génial. Prescripteur de répliques cultes!
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Mardi 16 août 2005

Nouvelle rubrique

 

J'inaugure une nouvelle rubrique qui sera en fait une compilation de thèmes abordés dernièrement dans la presse généraliste ou spécialisée, ainsi que la radio et la télé. Il ne s'agit pas de parler des nouveaux films ou des festivals car chacun a sa rubrique déja. Il sera plutôt question des polémiques ou des mises au point concernant l'industrie du cinéma. Cette rubrique est bien sûr une tribune pour qui veut commenter ou débattre d'un des sujets d'actualité.
 
Dernière mise à jour: 20 août 2005

     

Libération, daté du 20 août 2005, Edouard WAINTROP

Le cinéma perd un esprit critique

"Non-conformiste et partisan d'une lecture réaliste, Barthélémy Amengual est mort mercredi à 86 ans."

"Bazin édita l'un de ses premiers articles, «l'Etrange Comique de monsieur Tati», dans les Cahiers du cinéma. Amengual n'appartenait donc à aucune chapelle cinéphilique. Cela lui permit d'écrire aussi bien dans Positif que dans les Cahiers, dans Vertigo, Cinémathèque ou Etudes cinématographiques. Ce n'était pourtant pas un critique consensuel."

"C'est paradoxalement ce matérialisme qui lui fit partager avec André Bazin, le chrétien de gauche personnaliste, la conviction que la question du réalisme était la clé de la compréhension du cinéma."

"Il était tout aussi attentif à ce qui entoure le cinéma américain (celui qu'il préférait était signé par Griffith, Lubitsch, Chaplin, Welles), le cinéma soviétique de l'époque héroïque (Eisenstein, Dovjenko, la Feks), de l'Europe de l'Est des années 50 et 60 (Wajda, Jancso) ou le cinéma français (Godard, Eustache, Grémillon)."

"Il est possible de ne pas être d'accord avec tous les jugements de Barthélémy Amengual, il est difficile de dédaigner le plaisir que procurent ses articles et ses livres baignés par la clarté de l'intelligence."

 

 
Le Monde, daté du 16 août 2005, Claudine Mulard

Les marques commerciales en plein champ

Cet article aborde, à l'occasion de la sortie du nouveau film de Michael Bay The Island, la question délicate du placement de produits au cinéma. Pour faire simple, c'est de la pub, plus ou moins subliminale, au sein même du film. La plupart du temps, ce placement de produit est voulu, prémédité. James Bond ou Matrix sont des exemples assez célèbres. Matrix avait sorti les lunettes noires de Keanu Reeves sur le marché, les mêmes que l'on pouvait voir dans le film... Mais l'article nous apprend que cette pratique remonte à longtemps:

"Le phénomène de placement de marques commerciales dans les films remonte aux années 1930, quand Madison Avenue, quartier général de la publicité américaine, case ses cigarettes Chesterfield, ses téléphones Bell, ses voitures Buick et ses bouteilles de Coca-Cola dans les films de Hollywood. Pour le tournage du film de John Huston The African Queen, le gin Gordon offre une grande quantité de ces bouteilles que Katharine Hepburn jette par-dessus bord. James Bond déchaîne le marketing des gadgets avec sa montre."

Et apparemment ça marche! "La meilleure preuve que cette tactique de marketing fonctionne est que des spectateurs se sont précipités en masse pour acheter les chaussures Adidas que portaient les plongeurs de fond vus dans La Vie aquatique du réalisateur Wes Anderson (avec Bill Murray, Owen Wilson, Anjelica Huston). Mais les chaussures étaient des prototypes modifiés spécialement pour le film et n'étaient pas à vendre."

Mais pourquoi faire ça plutôt que de la pub classique, au fait? "Placer une marque dans un film s'avère aussi efficace et moins onéreux qu'une campagne de pub traditionnelle."

Tout s'explique! Et c'est probablement une manière de redorer l'image d'une marque, si elle est en perte de vitesse ou tout simplement méconnue.

(en intégralité à cette adresse:

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3476,36-680459@51-629232,0.html )

 

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Lundi 15 août 2005

de Steven Spielberg, Etats-Unis, 2005
 
 


  
style: apocalypse now
  
 
L'histoire
Aux Etats-Unis, un père de famille et ses 2 enfants vont être les témoins d'événements cauchemardesques. Ce qui ne ressemblait au départ qu'à un méchant orage va se transformer en un scénario d'apocalypse. Les extra-terrestres débarquent et sèment la terreur.
  

Mon point de vue

On est bien loin du gentil extra-terrestre d'ET. Rien à voir non plus avec Rencontre du 3e type. Même en recyclant le thème de l'invasion extra-terrestre, Spielberg arrive à se renouveler et surprendre. Le film est assez classique dans sa manière de raconter: on assiste au récit chronologique de l'invasion, du point de vue d'une famille américaine. Avec plein de rebondissements et d'effets spéciaux.
Là où Spielberg donne une autre dimension à son nouveau film de science-fiction, c'est en jouant sur les peurs actuelles des terriens occidentaux du XXIe siècle! A plusieurs reprises, il est question d'attaque terroriste, par exemple. Ce qui renforce le sentiment de peur car la menace semble plus réaliste.
Le seul point négatif que je ferai remarquer est peut être le trop-plein de patriotisme. Il y a une scène où le fils décide de laisser son père et sa soeur pour rejoindre l'armée. J'ai trouvé ce moment un peu trop convenu, mais en même temps, il fallait d'une manière ou d'une autre que Spielberg aborde la question du patriotisme: des événements apocalyptiques sans réflexes patriotiques , venant des Américains, serait un scénario irréaliste!
Bref, c'est un bon film de science-fiction: impressionnant, réaliste, et qui ouvre à la réflexion. Si, si! Spielberg renouvelle sa manière d'aborder le cinéma: on est proche du documentaire quand Spielberg filme l'angoisse des Américains face à l'invasion: la panique, la perte des repères, faire face à la mort. Derrière le pur film de science-fiction se cache donc quelque chose de plus profond. Mais là, c'est à chacun d'en tirer une leçon, personnellement.
  
Date de sortie: 6 juillet 2005

 

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Lundi 15 août 2005
de Cédric Klapisch, France, 2005
   



style: en vrac

L'histoire

On retrouve les personnages de L'Auberge espagnole quelques années plus tard. Chacun a bougé, changé. Mais pour Xavier (Romain Duris), c'est toujours la pagaille, surtout dans sa tête. Et niveau histoires de cul... euh de coeur, ça va pas fort non plus! Xavier est donc toujours à la recherche du grand amour, mais se contente pour le moment de le coucher sur papier. Il est un peu romancier, un peu scénariste. Il fait tout un peu. Mais aimerait tellement vivre quelque chose en plein, en grand. C'est cette histoire qu'il tente de nous expliquer. En vrac.


Mon point de vue

C'est une suite, donc il y avait des raisons de se méfier. On y va n'étant pas convaincu, même si les amis en disent du bien. Mais quand on ressort de la salle, on est comblé. Klapisch évite sans problème les écueils qu'une suite entraine souvent. L'histoire tient la route et se distingue du premier film (ni mieux, ni moins bien; bien). Les personnages sont toujours aussi attachants, voire plus. Les acteurs sont vraiment convaincants. Duris et le personnage de Xavier ne semblent faire qu'un.
Ce qui fait incontestablement le plus du film, c'est la capacité qu'à Klapisch de capter l'air du temps. Toutes ces interrogations, tous ces faux pas, toutes ces hésitations paraissent tellement vraies. La vie de Xavier est tragi-comique comme celle de beaucoup de jeunes futurs trentenaires. Le tragique d'être seul (ou mal accompagné) et de ne pas savoir où l'on va, mais le comique de se dire qu'on a encore toute la vie devant soi et qu'on en profite. Klapisch nous présente la vie comme une fête avec ses moments d'euphorie, les coups de barre, la gueule de bois parfois. Mais quoi qu'il arrive, on aura toujours envie de faire la fête. Donc toujours envie de vivre la vie comme une fête. Et définitivement envie d'aimer le cinéma de Cédric Klapisch!
La musique est aussi subtilement choisie. J'ai un gros coup de coeur pour la chanson de Beth Gibbons, Mysteries.
    

Date de sortie: 15 juin 2005
 

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Samedi 13 août 2005

Après plusieurs semaines d'absence, voici le retour de la rubrique "Scotché au poste" dans laquelle vous retrouvez les principaux rendez-vous cinéma de la semaine à la télé. C'est une sélection sélective et subjective, mes coups de coeur et conseils en quelque sorte.


Le Chêne et le roseau, André Téchiné, France, 1993

, André Téchiné, France, 1993

sur CineCinema Auteur, samedi 13 août, à 22h00

Le téléfilm qui deviendra par la suite le film Les Roseaux sauvages. Pour les inconditionnels de Téchiné.

   

Loin du paradis, Todd Haynes, Etats-Unis, 2002

sur CineCinema Emotion, samedi 13 août, à 23h00

Un hommage à l'Amérique des années 50 avec Julianne Moore et Dennis Quaid.

   

Bandits, bandits, Terry Giliam, Grande-Bretagne, 1981

sur Arte, dimanche 14, à 20h45

Par l'ex-Monthy Python Terry Gilliam, réalisateur inventif et audacieux. On lui doit entre autres Brasil et L'Armée des 12 singes et le projet avorté de Don Quichotte devenu Lost in la Mancha. Bandits, bandits est un conte fantastique à découvrir.

   

La Peau douce, François Truffaut, France, 1964

sur Arte, dimanche 14, à 20h45

Une histoire à la Jules et Jim, qui fonctionne moins bien que ce dernier mais qui vaut le coup d'oeil car c'est Truffaut!

   

Légendes, Patrick Dewaere (doc)

sur France 3, lundi 15, à 0h30

Patrick Dewaere vu par Philippe Labro. A voir pour mieux comprendre la psychologie de cet acteur trop tôt disparu.

   

Comment j'ai tué mon père, Anne Fontaine, France, 2001

sur France 2, mardi 16, à 22h35

Qunad Berling affronte Bouquet dans un scénario de Jacques Fieschi (cf. interview dans la rubrique "interview et portrait de cinéastes), on demande à voir.

   

Drugstore Cowboy, Gus van Sant, Etats-UNis, 1989

sur RTL9, mercredi 17, à 20h45

Beau film avec des acteurs débutants -désormais confirmés- du réalisateur depuis palmé à Cannes pour Elephant.

   

Demonlover, Olivier Assayas, France, 2002

sur M6, jeudi 18, à 23h45

La critique a été sévère avec ce film. Pas vu donc je ne sais pas pourquoi! Faut voir!

   

Cinebrasil: le nouveau cinéma brésilien (doc)

sur France 5 (numérique), vendredi 19, à 20h50

Décryptage du nouveau cinéma brésilien, notamment celui de Walter Salles.

  

Je vous conseille également de regarder l'excellente série de doc (4 volets) Graffiti 70, consacrée aux années 70 en France et le reste du monde. Il y est question entre autres de cinéma: l'émergence du ciné popu-porno, les débuts de la troupe du Splendid au ciné, Les Valseuses et Blier, etc. C'est sur France 5 tous les dimanches à 17h30 (rediffusé en numérique le dimanche à 21h toujours sur France 5).

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Vendredi 12 août 2005

Une bonne nouvelle pour ceux qui se languissent, comme moi, de ne pas avoir une émission sur le cinéma digne de ce nom à la télé. Le service public va lancer un nouveau rendez-vous cinéma à partir de septembre. Ca sera sur France 4 et l'émission devrait s'inscrire dans la lignée de feu Cinéma, cinémas. Réjouissant.

En attendant, il y a encore beaucoup de gens à ne pas recevoir la TNT ou ne pas avoir France 4 (NumeriCable et CanalSat ne proposent France 4 que dans les régions où la TNT est disponible).

J'avais eu la même réaction, amère, lorsque j'ai découvert que Daphné Roullier lançait son magazine de cinéma, Le Cercle, il y a quelques mois (et apparemment c'est une émission constructive et de qualité) sur Canal + Cinéma, donc inaccessible à beaucoup de monde... Cette émission reprendra d'ailleurs à la rentrée, tous les vendredi à 22h30, selon le site www.overdrive-audiovisuel.com. Daphné aura également à charge de présenter le nouveau rendez-vous cinéma hebdomadaire en clair le dimanche à 11H45 "L'hebdo cinéma", consacré à l'actualité du cinéma (source: http://www.emediawebtv.com/productslink.html).

Pour l'heure, on ne sait pas encore si Comme au cinéma, l'émission de cinéma de France 2 va être reconduite. Il y avait de fortes rumeurs que la tête de Daniela Lumbroso allait tomber en tout cas. De toute façon, l'émission n'avait plus de concept depuis le départ de Frédéric Lopez et encore plus d'Isabelle Motrot en tant que rédactrice en chef. France 2, soyez novateurs, surprenez nous, et osez proposer une émission de cinéma constructive à une heure pas trop tardive! C'est possible. Prouvez-le!

Pour plus d'infos sur les émissions de cinéma en général, je vous renvoie à la rubrique "Dossiers thématiques" consacrée en partie à la critique de cinéma (cf lien ci-dessous).

 

Le cinéma face à la critique

 

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