Mercredi 20 juillet 2005

Le blog va fonctionner au ralenti pendant les 2 semaines à venir. Vacances oblige! Dès mon retour sur la toile, vous retrouvez toutes les rubriques habituelles (sélection télé, critiques, etc.), ainsi qu'une nouvelle rubrique qui permettra de me différencier d'autres blogs de cinéma existant et de me rapprocher de l'idée originelle que j'avais lors de de la création de ce blog: créer une communauté des "nouveaux Cinéphiles". J'ai pour projet de créer une communauté grâce à laquelle vous pourrez connaitre les autres cinéphiles qui se retrouvent sur ce blog et participer à l'activité du blog. Vous pouvez d'ores et déjà faire des suggestions pour cette nouvelle rubrique qui demandera un petit délai avant sa mise en place complète. Vous avez egalement la possibilite desormais de vous inscrire a la newsletter du blog.

Bonnes vacances!

A bientôt!

par tronche de cinoche publié dans : Petites confidences
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Lundi 18 juillet 2005

Le blog fonctionne quelque peu au ralenti en ce moment, tout simplement parce que je suis en vacances a Londres. J'en profite bien sur pour faire le plein de DVD et d'idees pour ce blog. Il y aura bientot notamment en ligne sur ce blog un compte rendu d'une expo photo a la National Portrait Gallery que j'ai vu, ainsi qu'une ballade dans le Londres cinephile (cf. Ballade dans le Paris cinephile, deja en ligne).

Mais je voulais juste partager la grande emotion que j'ai vecue hier. J'a i vu en chair et en os l'un de mes realisateurs de predilection: Mr Tim Burton! Je ne l'ai pas croise au hasard d'une ballade, mais en assistant a l'ouverture de l'avant-premiere a Leicester Square, a Londres, du nouveau film de Tim Burton, Charlie et la chocolaterie. C'etait une avant-premiere comme on en voit a la tele, en grande pompe, avec des stars en veux tu en voila: Johnny Depp, Val Kilmer et une poignee de people anglais pas encore connu en France (le chanteur du groupe Busted, le critique de cinema Jonathan Ross, Graham Norton, le groupe G4, etc.)

Je mettrai bientot des photos en ligne pour que vous voyez que les Anglais ne font pas les choses a moitie quand Tim Burton et Johnny Depp debarquent! Et vous aurez prochainement plus d'infos sur les preparatifs et le deroulement de cet evenement.

par tronche de cinoche publié dans : Petites confidences
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Samedi 16 juillet 2005

Voici ma sélection télé de la semaine

 

Mort à Venise, Luchino Visconti, Italie, 1971

sur TCM, samedi 16, à 0h00

Le classique de Visconti avec une super B.O.

 

 

Gouttes d'eau sur pierres brûlantes, François Ozon, France, 1999

sur CineCinema Auteur, dimanche 17, à 21h00

L'un des premiers films du réalisateur de Huit femmes et Swimming pool, avec son actrice fétiche Ludivine Sagnier.

 

 

Il était une fois dans l'Ouest, Sergio Leone, Italie, 1969

sur M6, lundi 18, à 20h50

Classique du western-spaghetti avec la musique, les dialogues et les acteurs. Enfin tout ce qui fait LE western!

 

 

L'Inconnue du Val Perdu, Serge Meynard, France, 2000

sur Paris Première, mardi 19, à 20h50

Un téléfilm, une fois n'est pas coutume, a retenu mon attention cette semaine. C'est une rediff d'un très bon téléfilm passé sur Arte il y a quelques années. C'est un polar, très bien construit, avec Zabou Breitmann et Barbara Schulz.

 

 

Spider, David Cronenberg, Canada, 2001

sur CineCinema Auteur, jeudi 21, à 22h50

Drame psychologique du talentueux réalisateur de La Mouche et eXistenZ. Sélectionné à Cannes en 2001. Avec Ralph Fiennes (Le Patient anglais et La Liste de Schindler).

 

 

Reflets dans un oeil d'or, John Huston, Etats-Unis, 196

sur TCM, vendredi 22, à 20h45

Suite du cycle marlon Brando sur TCM avec ce soir un film moins connu avec Brando. Avec Elisabeth Taylor. Je ne l'ai pas vu, mais sachant que Huston dirige Brando, ça donne envie!

par tronche de cinoche publié dans : A ne pas manquer à la TV!
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Jeudi 14 juillet 2005

Guillaume Laurant est désormais célèbres pour avoir écrit le scénario du Fabuleux Destin d'Amélie Poulain. Il est également l'auteur du scénario d'Effroyables Jardins et plus récemment d'Un long Dimanche de Fiançailles. Il a souvent collaboré avec Jean-Pierre Jeunet, déja à l'époque de La Cité des enfants perdus et d'Alien, la résurrection. Que dire d'autre: il est également romancier (il a publié le livre Les années porte-fenêtre aux éditions du Seuil), il est marié à l'actrice Isabelle Huppert, et simplement qu'il'est une personne très accessible et sympathique. Il aime visiblement son métier!

 

Son actualité : il prépare le scénario du prochain film d'Alain Chabat, adapté de la bande-dessinée du Marsupilami.

 

Vous travaillez actuellement sur l'adaptation au cinéma du Marsupilami...

La particularité de ce projet, c’est qu’Alain Chabat a négocié les droits, non pas de Spirou et Fantasio c'est-à-dire l’intégralité de l’histoire, mais uniquement du personnage du Marsupilami. D’où la nécessité pour lui de créer toute une histoire complètement inventée où sera intégré le Marsupilami et qui n’a pas le droit de ressembler trop à l’histoire de Champignac. Techniquement, a priori, le personnage sera incrusté avec des acteurs normaux, comme dans Qui veut la peau de Roger Rabbit. Évidemment, ça sera un film familial, grand public et pas avant-gardiste évidemment !

 

Est-ce que vous avez relu toutes les BD ou pas du tout pour pouvoir vous en détacher ?

Il y a des livres, par exemple Un Long dimanche de fiançailles, je l’ai lu peut être douze fois, je l’ai épluché dans tous les sens, alors qu’ Effroyables Jardins, je ne l’ai lu que deux fois au total. Pour le Marsupilami, il fallait voir toutes les particularités de l’animal qui pouvaient être utilisées et aussi savoir quoi ne pas choisir. L’animal sera comme il est, avec d’autres facultés. Se pose notamment la question de comment l’animal va s’exprimer car dans la BD, il ne dit que Houba. En tout cas, j’ai un peu de mal à parler du projet car le travail est encore en chantier.

 

Qu’est ce qui vous a séduit dans le projet ? Le pari de faire vivre un personnage de BD ? Le fait de créer entièrement un scénario avec le Marsupilami ?

C’est un mélange de tout ça. Aujourd'hui, je préfère devoir tout inventer, plutôt que d’adapter fidèlement la BD, même si c’est périlleux. Cet animal est mythique, séduisant. Il a une joie de vivre. J’ai envie de créer une histoire, un contexte. Pour le moment, la première envie, c’est de l’avoir dans son contexte naturel, dans la forêt tropicale. J’aime bien cet aspect là.

 

Il y aura la patte Chabat. Ca sera un peu acide…

Oui, bien sûr.

 

Y a t-il des films adaptés de BD qui vous inspirent pour adapter le Marsipulami?

J’en trouve pas comme ça ! C’est toujours un petit peu le même problème au cinéma : il y a un moment, l’idée vient de faire Astérix, qui est une vraie recette, à tous les sens du terme, et à ce moment, tout le monde a envie d’adapter une BD. Iznogoud, même Tintin. Jean-Pierre Jeunet a été relativement loin dans la discussion avec les héritiers pour faire un film à partir de Tintin. J’avais relu tout Tintin, et là où ça a posé un problème, c’est que les héritiers voulaient qu’on ne prenne qu’un seul album, et nous on trouvait que dramatiquement, pour que ça soit assez nourri pour faire un film, on voulait mélanger au moins trois ou quatre albums. Les héritiers n’ont pas voulu et c’est là que le projet s’est arrêté. Je ne réponds pas du tout à votre question, mais c’est pas grave !

 

C'est un challenge d'adapter une BD comme le Marsipulami... Les fans vont vous attendre au tournant...

Je pense que c’est le même problème pour la littérature. Quelqu'un qui a vraiment aimé un livre, pour son atmosphère, pour des tas de raisons profondes, doit être presque toujours déçu par son adaptation au cinéma. C’est presque une règle. C’est rare que l’on ait des surprises dans l’autre sens. Une bande dessinée, a priori, peut s’y prêter plus, mais théoriquement, car ça a en commun avec un film d’être une histoire racontée en image. Mais en même temps, à partir du moment où ça devient une image de cinéma, même le cadrage qui est fait naturellement dans la BD n’a plus rien à voir avec celui d’un film. On ne retrouve jamais ce qui fait la nature même d’une bande dessinée, liée à la couleur, le graphisme. Ca sera jamais tout à fait la même chose.  On doit prendre un parti pris par des choix ou esthétiques ou narratifs, qui peut être un résultat réussi après, mais qui sera de toute façon autre chose.


Quels sont les critères d’adaptabilité pour une BD ?

C’est assez difficile. Il y a plusieurs paramètres : ça a en commun au film d’être une histoire racontée en images donc forcément on est sensible à l’univers visuel.  Mais en même temps, c’est pas forcément ça  qui va être adapté en premier. Ce qui rend adaptable la BD, c’est avant tout la qualité du scénario. On peut être amené à délaisser une BD qui aurait des qualité de dessin exceptionnelles car on ne fait pas le même choix que quand on choisit simplement la meilleure BD. Les autres paramètres : quelle est la possibilité de transcrire l’ambiance particulière qu’il y a dans le dessin à l’écran? par exemple.

 

Etes-vous un grand lecteur de BD ?

Non, je ne suis pas un découvreur de BD. Je n’y passe pas mon temps, mais j’ai lu énormément de romans étant jeune, de manière un peu maladive. Quand j’ai un peu de temps pour moi, j’ai plus de plaisir à m’immerger dans une BD que dans un roman.

 

Propos recueillis lors de festival De l'Encre à l'écran à Tours, en mars 2005, où Guillaume Laurant était l'invité d'une discussion sur l'adaptation de la BD au ciné

par tronche de cinoche publié dans : Portraits et interviews de cinéastes
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Mardi 12 juillet 2005

Dans cette rubrique, vous trouverez tous les films que j'ai vu au ciné et à la télé en août  2005. Certains feront l'objet de chroniques (à lire dans la rubrique Chronique de films) . Si vous souhaitez parler d'un film que vous avez vu dernièrement, vous avez carte blanche!

Dernière mise à jour:  30 août 2005

 

 

au ciné

 

Les Poupées russes, Cédric Klapisch, France, 2005

lire chronique

  

Charlie et la chocolaterie, de Tim Burton, Etats-Unis, 2005

lire chronique

  

  

    

 

 

 à la télé, en vidéo et en DVD

       
 
Cousin, cousine, Jean-Charles Tachella, France, 1975


Un Américain à Paris, , Etats-Unis,


Eaux profondes, Michel Deville, France, 1981
style:
le feu et la glace

Un film intriguant et intelligent. Le spectateur est facilement dérouté par une intrigue où l'on ne sait jamais qui sont les bons, qui sont les méchants. Le mariage du feu et de la glace dans une intrigue bien emmenée. Un travail intelligent également sur les symboles véhiculés par le film. Bonnes prestations de Jean-Louis Trintignant et Isabelle Huppert.


Dites-lui que je l'aime
, Claude Miller, France, 19

 

Sugarland Express, Steven Spielberg, Etats-Unis, 1974
  
  
Génération rebelle (Dazed and confused)
, Richard Linklater, Etats-Unis, 1993

style: american graffiti 70

18 h de la vie de jeunes américains, fraichement sortis du lycée. Au programme, alccol, drogue et sexe. Histire sans surprise, mais le film est bien fait et réaliste. A voir également pour Ben Affleck, Matthew Mc Conaughey et Milla Jovovich à leurs débuts.
  

Cravate Club, Frédéric Jardin, France, 2002

   
Midnight Express
, Alan Parker, Etats-Unis, 1978
style:
aux enfants de la chance

Un Américain en vacances avec sa copine à Istanbul se fait arrêter juste avant de reprendre l'avion pour rentrer aux Etats-Unis. Il portait sur lui 2 kilos de hash qui auraient pu lui rapporter de l'argent, mais qui vont finalement lui couter très cher! Il est envoyé dans une prison sordide, où les sévices corporels font partie du quotidien. Une vie en enfer commence pour lui, en attendant son jugement.

Un film célèbre pour sa musique (Alan Parker se spécialisera peu après dans les films musicaux; parmi eux, l'excellent The Commitments). Célèbre aussi pour l'histoire très dure que le film raconte (adapté d'un véritable fait divers). Le film est sobre, très dur, mais beau.
A noter que l'excellent Brad Davies, qui joue le personnage principal de ce film, remarqué également dans Les Chariots de feu, est décédé en 1991 des suites du SIDA. Il l'aurait attrappé en se piquant à l'époque où il tournait Midnight Express...

   
Oublie-moi, Noémie Lvovski, France, 1994
style:
folie dépressive

Beaucoup moins bien que Les Sentiments, mais le film vaut le coup d'oeil. Ne serait ce que pour les performances de Valeria Bruni-Tedeschi, Emmanuelle Devos et Philippe Torreton. L'histoire est assez déprimante: une femme devient folle, atteinte par la maladie d'amour! Elle s'accroche à ceux qui la rejetent, donc forcément c'est dur à vivre!

   
Surprise-party, Roger Vadim, France, 1982

style: la boum

Les années 50 en France et les premiers émois de jeunes fraichement diplomés. Un thème vu et revu, mais c'est amusant de voir ce film qui a pris un petit coup de vieux et de découvrir les premiers pas de certains acteurs (Philippine Leroy-Beaulieu, Christian Vadim, Caroline Cellier). Moins superficiel que le titre n'en donne l'impression. C'est léger et amusant en tout cas.

 

Loin du Paradis, Todd Haynes, Etats-Unis, 2003

style: quand l'American Way of Life n'est plus qu'un mythe

Dans l'Amérique des années 50, la vie lisse et paisible d'une mère au foyer bourgeoise tourne court. Elle découvre que son mari n'est pas vraiment celui qu'elle croyait qu'il était...

Un beau film, à la photographie superbe. Les couleurs automnales sont sublimes. Et l'atmosphère des années 50 est joliment restituée. Le film traite subtilement de thèmes tabous dans l'Amérique des années 50. Une réflexion sur les préjugés et l'indifférence pour la différence.

 

La Parenthèse enchantée, Michel Spinosa, France, 2000

style: le guide du soixante-huitard

Une bonne comédie française, avec un casting qui montre que la relève est assurée. Karin Viard, Clotilde Courau, Roschdy Zem, Vincent Elbaz et Géraldine Pailhas vivent la révolution sexuelle dans cette comédie douce-amère rafraichissante. L'histoire de plusieurs couples qui se font, se défont ou ne se fondent jamais pour cause de clivages socio-politiques.


   

 

   Pour accéder à la liste exhaustive des films que j'ai vu

 
par tronche de cinoche publié dans : Ma filmothèque perso
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Lundi 11 juillet 2005

Voila un sujet qui fait polémique. Si, si, la B.O. fait parler! C'est un peu une tempête dans un verre d'eau, mais bon... Simplement parce que les B.O. ont, pour certaines, perdu leur objet originel, celui d'accompagner le film. Il y a un débat sur ces bandes originales de films qui, en fait, n'ont pas grand chose à voir le film, si ce n'est porter le nom du film sur leur jaquette. En fait, il s'agit plus d'une compilation de chansons qu'autre chose. Donc d'une certaine façon, on reproche à la B.O. de faire partie de ce mouvement de "marketingisation" du cinéma.

 

Pour faire le point sur les B.O., je souhaitais donc passer en revue les différents types de B.O. commercialisées. Je me permettrai de citer quelques disques qui ont attiré mon attention, et de la même manière, je vous invite à vous joindre au débat et parler de vos B.O. marquantes.

 

 

 

Les bandes originales de film, pures et dures, où la musique a été spécialement composée pour le film, soit pendant le tournage, soit au moment de la post production. Dans cette catégorie, on trouve donc des B.O. comme Le Fabuleux destin d'Amélie Poulain et Goodbye Lenin (toutes deux composées par Yann Tiersen) par exemple.

 

Très proche de ce qu'on vient d'aborder, la même chose sauf que sur cette B.O. on va trouver une chanson souvent composée expressément pour le film. Je pense ici (excusez la référence ! ) à la B.O. de La Boum par Vladimir Cosma, mais avec dessus des chansons pop dont le célèbre (Dreams are my) realityyyyyyyyyyyy de Richard Sanderson!

 

Il y a aussi des films qui servent de tremplin à un nouveau tube, comme James Bond qui, à chaque nouvel épisode, a LA chanson assortie (Tina Turner, Sheryl Crow, Garbage, etc. selon les époques et les modes).

 

Ce titre va parfois donner la couleur musicale des compositions originales du film: dans Titanic, il y a évidemment le tube interplanétaire My Heart will go on de Céline Dion et cette chanson va être reprise instrumentalement pour tous les passages de romance.

 

Parfois la chanson est récupérée comme dans la magnifique B.O. de Beetlejuice: le thème principal est composé par le génial Danny Elfman, mais sur le CD et dans le film, on trouve deux chansons de Harry Bellafonte.

 

 

 

Les B.O. qui puisent dans le répertoire (domaine public ou payant des droits d'utilisation)

 

Il y a bien sûr de nombreuses B.O. qui ne se payent pas le luxe de faire appel à un compositeur original et qui reprennent simplement une musique qui existe déja, plus ou moins connue. Stanley Kubrick dans Orange Mécanique a, par exemple, intégré Beethoven à son film, mais en en faisant un élément du film. Son héros est en effet un grand fan de Beethov'. Dans cette B.O. il mêle donc le maestro à des morceaux composés exprès pour le film, dont la super trouvaille du morceau de Beethoven version accéléré!

 

 

 

Les B.O.-compil'

 

Voilà les B.O. qui ont mauvaise presse. Il y a de plus en plus de films qui désormais ne prennent que des chansons et donc plus de compositions instrumentales ou presque plus. Ce sont aussi bien des chansons qui existent déjà, parfois même des "tubes" (par exemple, Peter's Friends: l'histoire se pase à la fin des années 80 et Kenneth Branagh s'est donc amusé à sélectionner quelques chansons marquantes des eighties). Et il y a les B.O. qui mêlent vieux tubes et nouveaux tubes en puissance. Mais là où il y a parfois abus, ce sont les disques qui comportent tout une série de titres qui ne sont même pas dans le film! Je me souviens avor acheté la B.O. de Mission Impossible et dessus il y avait tout un tas de titres d'artistes assez à la mode, mais ces titres n'étaient pas inclus dans le film! Le comble -ça vous est peut être arrivé aussi- c'est quand vous achetez une B.O. pour un titre particulier et que ce titre n'est même pas sur le CD! J'avais acheté la B.O. du film Crocodile Dundee en particulier pour une chanson inédite du groupe australien INXS qu'on entend dans le film et ce titre n'est pas sur la B.O., alors qu'on trouve dessus une chanson qui n'est même pas dans le film!

 

Certains critiquent ces "B.O. jukebox" (j'avais vu un doc à ce sujet à la télé), mais même s'il est vrai que d'un point de vue musical, il y a une perte, d'un autre côté, ça permet parfois de dépoussiérer de très bons titres et de les faire découvrir aux plus jeunes. Beaucoup de mes influences musicales viennent de titres que j'ai entendu dans un film. J'ai alors eu la démarche d'essayer de connaître ce qu'avait fait d'autre l'artiste.

 

 

 

Enfin, dernière catégorie, les B.O. de films musicaux. Récemment, le film Ray sur Ray Charles est sorti et a permis de faire redécouvrir des titres de cette légende du rhythm n' blues. Il y a quelques films assez réussi qui retracent la vie d'artistes comme Backbeat sur les Beatles ou Tina sur Tina Turner. The Doors d'Oliver Stone est pour moi le plus réussi que j'ai vu à présent: après avoir vu ce film, j'avais très envie d'écouter The Doors. Pari réussi donc!

 

Mais les meilleures surprises dans les films musicaux viennent peut être du côté fiction pure. Je pense aux Commitments d'Alan Parker et à Moulin Rouge de Baz Luhrmann. Deux films, deux claques pour moi! J'ai vraiment été captivé et c'est donc un réel plaisir d'écouter ces B.O.

 

(Il y a, par ailleurs, beaucoup de films qui intègrent un musicien dans l'histoire et donc il y a beaucoup de passages musicaux composés pour le film. Dernièrement, il y a eu le très beau De battre mon coeur s'est arrêté de Jacques Audiard. On ne peut pas les considérer pour autant comme des films musicaux, mais la B.O. y joue un rôle très important, comme dans les films Shine de Scott Hicks ou Un Coeur en hiver de Claude Sautet.

 

 

 

Voilà, j'ai sûrement oublié des choses. Pas facile de faire le tour du sujet! En tout cas, quelles que soient les polémiques, la musique dans un film est pour moi primordiale (tout comme les silences ou les dialogues). Si vous avez des choses à ajouter sur le sujet, vous avez la parole dans les commentaires. Vous pouvez aussi me citer vos B.O. préférées. Perso, j'aime beaucoup la B.O. de Retour vers le futur, Dirty Dancing, Moulin Rouge, Forrest gump, The Commitments, et je suis sûre que j'en oublie plein!

par tronche de cinoche
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Vendredi 8 juillet 2005

Voici ma sélection télé de la semaine

Les Fantômes du passé, Rob Reiner, Etats-Unis, 1996

sur TCM, samedi 9 juillet, à 22h30

Non, Rob Reiner n'a pas fait que Quand Harry rencontre Sally! On l'oublie trop souvent mais Rob Reiner a réalisé le sublime Stand by me et le délicieusement terrifiant Misery, tous deux adpatés de nouvelles de Stephen King. Les Fantômes du passé revient sur un épisode tragique de la civilisation américaine: l'activisme anti-noir. Avec Alec Baldwin et Whoopi Goldberg.

Pee-Wee's Big Adventure, Tim Burton, Etats-Unis, 1985

sur TCM, dimanche 10, à 20h45

C'est le premier film de Tim Burton.

Le Cuirassé Potemkine, URSS, S.Eisenstein et G. Aleksandrov, 1925

sur TV5, lundi 11, à 22h35

Alors là c'est le film que tous les cinéphiles citent comme le chef d'oeuvre absolu! Le genre de films qui fait bien quand on dit que c'est son préféré! Perso, je ne l'ai pas vu, mais apparement il faut l'avoir vu... J'aime pas trop qu'on me dise ce qu'il faut voir, mais je vais peut être faire un effort cette fois-ci!

La meilleure Façon de marcher, Claude Miller, France, 1975

sur France 2, mardi 12, à 23h05

Un film très fin et subtil sur la différence par le réalisateur de L'Effrontée et La petite Voleuse.

The Magdalene Sisters, P. Mullan, Irlande et Grande-Bretagne, 2002

sur CineCinema Auteur, mercredi 13, à 21h00

Une histoire à faire froid dans le dos, dans un couvent où les femmes n'étaient pas aux petits soins des bonnes soeurs. C'est le moins qu'on puisse dire! Inspiré de vrais faits.

Beauté volée, Bernardo Bertolucci, Italie, 1995

sur CineCinema Emotion, jeudi 14, à 20h45

Un coup de coeur! C'est beau, c'est frais. La photographie est sublime et l'histoire belle et simple.

Un Tramway nommé désir, Elia Kazan, Etats-Unis, 1951

sur TCM, vendredi 15, à 20h45

Adapté de la pièce de Tennessee Williams, un petit bijou d'Elia Kazan avec un trio d'acteurs éblouissant. L'histoire d'une femme qui sombre peu à peu dans la folie. A voir pour la performance de Marlon Brando avant tout. "Stellaaaaaaaaaaaa !!!!"

par tronche de cinoche publié dans : A ne pas manquer à la TV!
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Lundi 4 juillet 2005

 

Jean-Pierre Sinapi est le réalisateur de Camping à la ferme (lire chronique). Il a également tourné auparavant Nationale 7 et Vivre me tue. C'est un ancien professeur, passé par l'écriture de scénario pour des feuilletons de l'été à la télé avant de se lancer dans la réalisation pour le grand écran. Il continue à tourner pour la télé.

 

Pourquoi avoir choisi des comédiens amateurs pour interpréter les 6 rôles principaux?

J’aurais pu chercher des jeunes comédiens professionnels, mais j’avais très peur de tourner dans le cliché. Donc je me suis dit, le seul moyen d’éviter ça, c’est de trouver des jeunes comédiens amateurs authentiques et vrais à l’écran.
La première impression qui comptait, c’est que je les trouve d’emblée sympathique. Je leur demandais de se présenter et de faire une petite impro à partir d’une séquence du scénario ; et je voyais s’ils avaient naturellement un don de comédien. Être comédien, c’est un vrai travail donc il fallait qu’ils soient naturels. Je voulais aussi voir leur capacité d’écoute. Je les ensuite formés. J’en ai gardé 5 au final et le 6e était un jeune avec une petite expérience de comédien, qui joue le rôle de Luigi.

 

Qu'ont-ils pensé du film?

Ils sont ravis du film. Ils y croyaient pas ; ils n'y ont jamais cru. Ils ont mis du temps à réaliser. Ca a été une belle aventure sur le plan cinématographique et sur le plan humain. Pas toujours facile, mais une belle aventure !

 

Pourquoi aborder des questions sociales dans Camping à la ferme, notamment celui du handicap?

Déjà à l’époque de Nationale 7, je m’intéressais aux questions sociales. Il y a une certaine constante dans mon travail. Mon second long-métrage, Vivre me tue, parlait de la difficulté de jeunes Maghrébins nés en France de s’insérer dans la société française. Pour moi, faire du cinéma, ce n’est pas seulement faire rire les gens, remplir les salles; il est nécessaire que mes films ait une vraie nécessité à exister.

 

Camping à la ferme est un film de commande...

Ce film a été écrit il y 3 ans par Azouz Begag, un sociologue et écrivain, qui vient d’être nommé ministre délégué à l’égalité des chances. Il cherchait un metteur en scène pour réaliser un film et a trouvé en moi l’homme de la situation. J’avais dit OK pour le scénario à condition de pouvoir le retravailler et y adapter mon univers, ajouter des personnages. Faire une commande, ce n’est pas dégradant ! C’est une commande qui répondait à plein de choses dont j’avais envie de parler.

 

"Mon titre à moi, c’était « Un mois ferme » !

Les producteurs ont dit « pas question » !"

 

Y a t-il eu de l'improvisation sur le tournage?

Si les dialogues sonnent si juste, c’est parce que pendant les 2 mois qu’on a répété, je laissais les comédiens libres d’improviser ou de mettre leurs dialogues en bouche, mais en respectant strictement la dramaturgie, sinon c’est plus possible !

Mais c'est un film où je n’ai eu que des galères! Les acteurs se sont mis en grève (pour être mieux payés!), l'un des acteurs un jour a eu une petite angine et ne voulait pas dire son texte, un autre des jeunes comédiens avait peur des guêpes (c'est problèmatique pour un tournage en pleine campagne!), certains avaient peur de rentrer dans une église pour le tournage, etc ! J'ai eu 15 jours galère sur 8 semaines : j’étais même prêt à réécrire le scénario pour éliminer des personnages !

 

Qui est le jeune handicapé dans le film?

Michael est un jeune garçon handicapé. Il n’a pas de mémoire immédiate donc c’était très compliqué pour apprendre les textes, mais ça lui donnait une force. C’est un môme formidable et ses parents sont fiers !

 

Pourquoi aborder le thème de la drogue dans Camping à la ferme?

Je n’aurais pas pu imaginer une seule seconde de faire un film de banlieue lisse, propre. Ils fument tous [des joints NDLR]! Autour de moi, il y a beaucoup de gens qui fument. Il n’y en a que 2 sur 6 qui fument dans l’histoire. Mais tout ça dans le film, c’est de l’ordre de la comédie. Pour moi, le pétard, c’est rien du tout. Aujourd'hui c’est le passage obligé, c’est l’initiation. Nous avant, c’était l’alcool. Si ils essayent autre chose c’est grave. Il ne faut pas abuser, c’est tout.

 

Propos recueilli lors de l'avant-première du film Camping à la ferme au cinéma Le Caméo à Nancy, le 22 juin 2005


par tronche de cinoche publié dans : Portraits et interviews de cinéastes
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Lundi 4 juillet 2005

Voici une nouvelle rubrique que chacun d'entre vous peut contribuer à améliorer en m'aidant à recenser les lieux cinéphiles de Paris : librairies, salles de cinéma, musées, lieux de tournage, etc.

 

Librairies

Gibert Jeunes
5 place Saint Michel
Paris 5
1er étage

sélection de beaux livres, dictionnaires, bio, etc.
grand choix


Gibert Joseph
26 boulevard Saint Michel
Paris 5
au sous-sol

classé en différents thèmes (cinéastes, géographie, documentaire, etc.)
grand choix


Boulinier
boulevard Saint-Michel
Paris 5

livres au sous-sol
vidéos et DVD d’occasion au 1er étage


Ciné Reflet
16 rue du Serpent
Paris 5
juste à côté du cinéma MK2 Saint Michel

librairie uniquement consacrée au 7e Art
avec des vidéos d’occasion de films rares, des CD, des affiches et des livres évidemment

 

quelques salles mythiques à Paris

Le Saint André des Arts
30 rue Saint André des Arts

Paris 5


3 salles

 

divers

le cimetière Montmartre

à voir la tombe de François Truffaut (très sobre: toute noire avec son nom et ses dates de naissance et de décès simplement)

par tronche de cinoche publié dans : Les lieux de la cinéphilie
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Lundi 4 juillet 2005

Voici une sélection de documentaires sur le cinéma. Je mettrais régulièrement cette page à jour en accompagnant chaque titres de petits commentaires .

 dernière mise à jour: 31 mars 2006

 

Le cinéma passe à table, Anne Andreu, France,

Un documentaire très bien documenté et traité avec le professionnalisme que l’on connaît d’Anne Andreu. De nombreux extraits viennent illustrer le propos (Festen, La Grande Bouffe, In the mood for love). Le casting va de Gérard Depardieu à Thomas Vinterberg pour les interviews. Seul regret : le doc contient ce qu’on appelle dans le jargon des spoilers. Autrement dit, à plusieurs reprises, la fin de certains films est révélée. Pas terrible quand on a pas encore vu le film, et qu’on souhaitait le visionner…

 

 

James Dean, petit prince, petit bâtard, André Schäfer, Werner Köhne, 2005

Rien de vraiment nouveau dans ce documentaire sur James Dean, mais c'est un bon complément du doc de Robert Altman tourné il y a près de 50 ans. Il permet de revoir la ville natale du héros de La Fureur de vivre 50 ans après sa mort. La partie du doc abordant l'importance de la photo dans la construction du mythe Dean est assez inédite donc intéressante. Le doc, en plus, ne se veut pas toujours consensuel et aborde les quelques polémiques qui entourent la légende de l'acteur.

 

L'étoile noire, mythes et réalités de la vie des stars Gilles Nadeau, production  France 5/Licange Productions, 2005

Ce doc retrace les destinées tragiques de sept actrices, plus ou moins connues, plus ou moins éphémères: Martine CarolPier AngeliNatalie Wood, Jayne Mansfield,  Françoise Dorléac, Romy Schneider, et Jean Seberg. Une critique acide du star-système.

 

A. S. Labarthe, De la tête aux pieds, 2004

Ce doc n'a malheureusement pas d'autre intérêt que de nous montrer de ce théoricien du cinéma à l'oeuvre. On y voit une tranche de vie, mais on apprend pas grand chose de l'homme. Ennuyant.

 

Cinémania, Angela Christlieb, Stephen Kijak, 2002

L'idée de départ du doc est très sympa: il s'agit de suivre une poignée de cinéphiles aux Etats-Unis. Mais ce ne sont pas des cinéphiles comme les autres; ce sont plutôt des cinévores, carrément maniaques. Ils vont au cinéma absolument tous les jours et calculent à la minute près comment voir un max de films dans une même journée! C'est intéressant de voir qu'il peut exister des gens aussi passionnés, mais ça fait limite peur! Un bon doc, avec des profils intéressants. C'est même drôle parfois. Dixit une des personnes suivies dans le doc : "[Le cinéma], c'est mieux que le sexe (...) C'est au-delà de l'obsession!"

 

Un jour dans la vie du cinéma français, Jean-Thomas Ceccaldi, Christophe d'Yvoire, 2002

diffusé sur France 3 il y a quelques années, j'avais trouvé ce doc captivant: il montrait aussi bien des tournages de films que des acteurs en tournée promo, ou encore un réalisateur anxieux à quelques heures de la projection de son nouveau film. Vivement une rediff car je ne l'ai malheureusement pas enregistré et il est introuvable dans le commerce!

 

Il était une fois Tchao Pantin, Serge July, 2004

Très bon doc sur les dessous du tournage pas rose de Tchao Pantin, film culte de Claude Berri. Le propos porte surtout sur la performance de Coluche, rongé par la drogue et la déprime, à l'image du personnage qu'il incarne.

 

L'étrange regard de Mr Mark, Philippe Saada, 2004

Un doc sur le réalisateur britannique Michael Powell, auteur entre autres et avant tout du Voyeur. Film longtemps boudé et aujourd'hui vénéré comme un rare grand film d'Outre-Manche.

 

et toujours les très bonnes émissions Actors Studio et Les Feux de la rampe (diffusées sur le câble évidemment!) qui en 1h font le tour d'un artiste en sa présence, avec des extraits de films et des questions toujours très pertinentes du présentateur ou de l'audience.

par tronche de cinoche
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