Mercredi 31 janvier 2007

Alors qu’a lieu en ce moment même le Festival du court métrage de Clermont Ferrand, Canal + propose une programmation spéciale.  La chaîne, qui est partenaire du festival depuis 92, diffuse notamment ce soir la 5e édition de La Collection, une série de courts métrages qui réunit comme chaque année un casting 3 étoiles.

 

Tout commence avec un baiser mouillé sur une musique sensuelle, The Look of love. Nous sommes au… supermarché. Catherine Jacob tente de se frayer un passage, gênée par ce couple un peu trop démonstratif. Dans Kozak de Olivier Fox, Catherine Jacob est une femme seule, malgré elle.

Le ton est donné. Cette collection de cinq courts métrages fait se côtoyer des personnes touchées par une profonde solitude. Ou à l’inverse, par un amour sous toutes ces formes : démonstratif, usé ou encore emprunt de poésie. A l’image du couple incarné par Jean-François Stévenin et Aurore Clément dans Chute libre de Livier Dorigan. Un couple vieillissant, mais plus libre que jamais. Hippolyte Girardot et Emmanuelle Devos, quant à eux, forment un couple rongé par la monotonie et les habitudes (Le Créneau de Frédéric Mermoud). Un Train de retard de Jeanne Gottesdiener raconte une rencontre improbable entre deux solitudes, au bord du suicide.

Plus qu’une collection, le programme proposé par Canal + ce soir est une mini leçon de cinéma. Non seulement cette sélection témoigne de la diversité du court en France, du poétique à l’absurde en passant par le comique de situation. Mais surtout, les petits bonus intercalés entre chaque film sont riches d’enseignements, en particulier sur l’économie du court métrage. Ces petites interviews, façon making of, reviennent notamment sur l’épineuse question de la diffusion des courts métrages, rares à la télé et en salles. Pour Julien Boisselier, aventurier de l’escalator dans La 17e Marche de Karim Adda, la richesse de La Collection de Canal + réside dans les conditions de diffusion qu’elle propose.

Ces cinq courts métrages ont en effet tous été confiés à de jeunes réalisateurs et scénaristes, sélectionnés parmi plus de 300 propositions. Le principe est simple : Canal + lance un appel à projet avec pour seule indication cinq noms d’acteurs. Les apprentis réalisateurs et scénaristes devront écrire le court métrage pour un acteur en particulier. Les acteurs n’auront plus qu’à choisir le film dans lequel ils ont le plus envie de tourner. Zoé Félix et Julien Boisselier ont tous deux été emballés par la démarche de Canal +, soulignant le côté flatteur du projet. Julien Boisselier ajoute qu’il était curieux de voir les scénarios qu’il allait inspirer. Le but premier de La Collection est donc révéler de nouveaux talents en mettant à leur disposition un casting de premier choix, également source d’inspiration. Pour le téléspectateur, La Collection reste avant tout une expérience de cinéma, qui permet de retrouver des comédiens appréciés dans des rôles souvent inattendus.

par tronche de cinoche publié dans : News
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Vendredi 26 janvier 2007
en association avec www.imedias.biz

Depuis ses débuts, ce site s'attache à parler de cinéma et de sa médiatisation. Après Isabelle Giordano, j'ai eu le plaisir d'interviewer Daniela Lumbroso qui fait son come-back en prime-time demain soir sur France 2. Elle a accepté de parler de sa participation à Comme au cinéma.

Comment expliquez-vous que l’on vous ai beaucoup moins vue depuis quelques temps ?
Il y a eu plusieurs choses. D’abord, il y a eu une volonté de France 2 -avec une nouvelle équipe- d’installer de nouvelles émissions. Et donc il fallait forcément faire un peu de place dans les émissions existantes et donc c’est tombé sur moi ! Ensuite, j’ai eu envie de me concentrer sur mes productions avec la boite de production que j’ai crée il y a 2 ans, Degel Prod. Et puis, il y a un effet à retardement car j’apparais maintenant comme si j’avais vraiment disparu pendant 6 mois alors que mes contrats sont signés depuis longtemps ! Je travaille depuis le mois de septembre sur des émissions qui vont apparaître maintenant à l’antenne. Donc tout se passe bien !

Vous dîtes « c’est tombé sur moi ». France 2 vous a délibérément mise à l’écart ?
C’est un peu l’inverse en fait ! D’après ce qui m’a été dit, ce n’était pas du tout dirigé contre moi. Il y a des gens qui ont vu leurs émissions supprimées comme Thierry Ardisson, Marc-Olivier Fogiel pour des raisons qui leur étaient propres ; moi, on m’a dit que c’était plus une envie de nouveauté, mais qu’on réfléchissait en même temps à ce qu’on allait faire ensemble.

Avant de créer votre boite de production, vous aviez connu certaines difficultés vis-à-vis de France 2. Je pense en particulier à Comme au cinéma où vous vous êtes sentie à l’étroit en terme de ligne éditoriale.
C’est exactement ça. J’ai passé 7 ans sur LCI où j’étais rédactrice en chef et je dirigeais le contenu de mes émissions. Quand je suis passée sur France 2, je suis devenue animatrice et donc ce n’était pas moi qui choisissait ce qu’il y avait dans l’émission. J’ai travaillé longtemps avec des producteurs avec lesquels j’étais en harmonie, mais quand on se retrouve tout d’un coup embringuée, comme c’était le cas effectivement avec le cinéma, dans une émission où finalement on n’est pas du tout en accord éditorialement parlant avec le contenu de l’émission, c’est très difficile de la présenter et de la défendre. Avec ma boite de production, je voulais pouvoir apporter mes propres idées, mes propres envies dans les émissions que je présente. La Fête de la chanson française, par exemple, c’est exactement l’émission dont je rêvais et que j’avais envie moi-même de voir en tant que spectatrice.

Avec le recul, y a-t-il certains projets que vous avez accepté que vous regrettez  à présent ? Comme au cinéma par exemple ?
C’est vrai que le cinéma, c’était une erreur dans la mesure où il n’y avait pas de latitude et que le contenu du projet n’était pas bon. En même temps, le thème me plaisait, mais je ne pouvais pas imaginer que ça se passerait comme ça. Je ne regrette pas ; il fallait le tenter. Mais non, il n’y a pas d’émission que je regrette vraiment, dont je ne sois pas fière. Je revoyais récemment des émissions de Y’a un début à tout. Je trouve vraiment qu’on a été copié par énormément de talk-shows. On a été assez précurseur en fait. La même chose pour Les coulisses du pouvoir qui avait vraiment des reportages de bonne qualité. Je trouve qu’au contraire -que ce soit avec mes productions ou avec d’autres producteurs-, on a toujours été plutôt dans les émissions qui ont lancé des tendances.

Quelles sont vos envies actuellement ? Plutôt vers le divertissement comme avec La Fête de la chanson française ?
C’est toujours la même chose. Je fais à la fois du divertissement et beaucoup de culture. C’est vrai que je suis peut être une intello, mais une intello qui a des émotions, des frissons en entendant de la musique et je vois pas en quoi c’est contradictoire. Je fais du divertissement car c’est encore quelque chose que j’aime. En même temps, je sors un livre par exemple, qui est une biographie de Françoise Dolto. C’est un personnage qui m’a passionnée et c’est quelqu’un de très libre. Pour moi, c’est tout à fait complémentaire.

Vous avez donc besoin de cette complémentarité ?
Ca fait maintenant 15 ans que je fais ça, que je fais de la télé. Je crois qu’on ne peut pas tricher. On fait des choses qui nous ressemblent. C’est différent quand on débute. J’ai commencé en présentant un jeu qui s’appelait Question de charme, alors que je n’étais pas téléspectatrice de jeux. Donc je ne l’ai fait qu’une seule fois. Au début, on peut faire un peu semblant. Après, on ne peut plus. Ce que j’ai fait depuis maintenant 14 ans, ce ne sont que des choses qui font partie de moi.

Les projets avec votre boite de production vont donc refléter cette complémentarité ? Qu’avez-vous en préparation ?
J’ai encore des projets pour des émissions de variété sur France 2. J’ai un projet d’un magazine pour France 2 sur la nutrition car c’est un sujet qui m’intéressait énormément depuis quelques années. J’ai aussi un projet en production pour une autre chaîne d’un magazine, plus du côté culture, sur le slam. Ce mélange de poésie et de rap est quelque chose que j’aime musicalement avec en même temps un contenu fort. On a d’autres projets encore, comme des documentaires.

Vous avez produit La Fête de la chanson française. Elle a la particularité de réunir beaucoup d’artistes et d’horizons très divers, de Charles Aznavour à Grand Corps Malade, en passant par Olivia Ruiz et Philippe Katerine. A-t-il été difficile de former ce plateau d’invités ?
J’ai la chance que ça soit la 3e édition donc les artistes et les maisons de disque connaissent maintenant l’émission. Je crois qu’ils ont vraiment envie d’en faire partie parce que c’est l’histoire du siècle à travers les chansons qui ont marqué nos mémoires. On a travaillé longtemps pour cette émission, au niveau de la lumière, de la salle notamment. Il y a 5000 personnes au total ; nous avons enregistré au Zénith de Paris. Les artistes ont l’impression de faire leur vrai métier, de chanter en public. Et le concept, de remonter le siècle en 4 heures, permet d’avoir une telle variété. D’habitude, on a soit les émissions branchées type Taratata, soit une émission de prime de samedi soir avec des valeurs sures ; là ça permet de faire les deux.

D’où vient cette idée de livre sur Françoise Dolto ?
Ma démarche a été de me concentrer exclusivement sur sa vie, pas du tout sur son oeuvre. Ce n’est pas un livre de psychanalyse. En revanche, c’est un livre sur quelqu’un qui s’est passionné pour l’être humain. Cette femme a traversé le siècle ; elle a eu très tôt la révélation de ce qu’elle voulait faire. Le livre s’appelle Françoise Dolto, la vie d’une femme libre. C’est à cette liberté que je me suis intéressée et à cette femme.

C’est votre 2e livre. En avez-vous d’autres en tête ?
J’aimerais bien écrire un roman. J’avais eu un projet que je n’ai pas mené encore, mais que je voudrais reprendre. Ce serait l’histoire de trois copines !

En dehors de la télé et de la littérature, avez-vous d’autres envies ? Internet par exemple ? Vous venez de créer votre site officiel ?
Oui, je me suis battue pour avoir un vrai site officiel, dont j’étais à l’initiative.
Je veux qu’on y trouve des choses inédites, comme une rubrique avec des vidéos. Elles seront prises avec mon portable au jour le jour et ça m’accompagnera dans ce que je fais. Internet m’intéresse énormément, tout comme la radio. C’est là que j’ai commencé d’ailleurs, à France Inter. J’aimerais bien en faire de nouveau. Il y a une décontraction qui y est très agréable. Il y a vraiment un message qui passe sans les fioritures autour. C’est très très direct.

Depuis votre « retour » et aussi la création de ce site Internet, on sent en vous une forte envie de communiquer ?
Oui. Je pense que l’année dernière il y a beaucoup de choses qui ont circulé et qui ne sont vraiment pas la réalité sur ce qui me concerne. J’ai envie d’avoir une relation plus directe avec les téléspectateurs.
par tronche de cinoche publié dans : Dans la presse
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Vendredi 26 janvier 2007

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Depuis ses débuts, ce site s'attache à parler de cinéma et de sa médiatisation. Après Isabelle Giordano, j'ai eu le plaisir d'interviewer Daniela Lumbroso qui fait son come-back en prime-time demain soir sur France 2. Elle a accepté de parler de sa participation à Comme au cinéma.

Comment expliquez-vous que l’on vous ai beaucoup moins vue depuis quelques temps ?
Il y a eu plusieurs choses. D’abord, il y a eu une volonté de France 2 -avec une nouvelle équipe- d’installer de nouvelles émissions. Et donc il fallait forcément faire un peu de place dans les émissions existantes et donc c’est tombé sur moi ! Ensuite, j’ai eu envie de me concentrer sur mes productions avec la boite de production que j’ai crée il y a 2 ans, Degel Prod. Et puis, il y a un effet à retardement car j’apparais maintenant comme si j’avais vraiment disparu pendant 6 mois alors que mes contrats sont signés depuis longtemps ! Je travaille depuis le mois de septembre sur des émissions qui vont apparaître maintenant à l’antenne. Donc tout se passe bien !

Vous dîtes « c’est tombé sur moi ». France 2 vous a délibérément mise à l’écart ?
C’est un peu l’inverse en fait ! D’après ce qui m’a été dit, ce n’était pas du tout dirigé contre moi. Il y a des gens qui ont vu leurs émissions supprimées comme Thierry Ardisson, Marc-Olivier Fogiel pour des raisons qui leur étaient propres ; moi, on m’a dit que c’était plus une envie de nouveauté, mais qu’on réfléchissait en même temps à ce qu’on allait faire ensemble.

Avant de créer votre boite de production, vous aviez connu certaines difficultés vis-à-vis de France 2. Je pense en particulier à Comme au cinéma où vous vous êtes sentie à l’étroit en terme de ligne éditoriale.
C’est exactement ça. J’ai passé 7 ans sur LCI où j’étais rédactrice en chef et je dirigeais le contenu de mes émissions. Quand je suis passée sur France 2, je suis devenue animatrice et donc ce n’était pas moi qui choisissait ce qu’il y avait dans l’émission. J’ai travaillé longtemps avec des producteurs avec lesquels j’étais en harmonie, mais quand on se retrouve tout d’un coup embringuée, comme c’était le cas effectivement avec le cinéma, dans une émission où finalement on n’est pas du tout en accord éditorialement parlant avec le contenu de l’émission, c’est très difficile de la présenter et de la défendre. Avec ma boite de production, je voulais pouvoir apporter mes propres idées, mes propres envies dans les émissions que je présente. La Fête de la chanson française, par exemple, c’est exactement l’émission dont je rêvais et que j’avais envie moi-même de voir en tant que spectatrice.

Avec le recul, y a-t-il certains projets que vous avez accepté que vous regrettez  à présent ? Comme au cinéma par exemple ?
C’est vrai que le cinéma, c’était une erreur dans la mesure où il n’y avait pas de latitude et que le contenu du projet n’était pas bon. En même temps, le thème me plaisait, mais je ne pouvais pas imaginer que ça se passerait comme ça. Je ne regrette pas ; il fallait le tenter. Mais non, il n’y a pas d’émission que je regrette vraiment, dont je ne sois pas fière. Je revoyais récemment des émissions de Y’a un début à tout. Je trouve vraiment qu’on a été copié par énormément de talk-shows. On a été assez précurseur en fait. La même chose pour Les coulisses du pouvoir qui avait vraiment des reportages de bonne qualité. Je trouve qu’au contraire -que ce soit avec mes productions ou avec d’autres producteurs-, on a toujours été plutôt dans les émissions qui ont lancé des tendances.

Quelles sont vos envies actuellement ? Plutôt vers le divertissement comme avec La Fête de la chanson française ?
C’est toujours la même chose. Je fais à la fois du divertissement et beaucoup de culture. C’est vrai que je suis peut être une intello, mais une intello qui a des émotions, des frissons en entendant de la musique et je vois pas en quoi c’est contradictoire. Je fais du divertissement car c’est encore quelque chose que j’aime. En même temps, je sors un livre par exemple, qui est une biographie de Françoise Dolto. C’est un personnage qui m’a passionnée et c’est quelqu’un de très libre. Pour moi, c’est tout à fait complémentaire.

Vous avez donc besoin de cette complémentarité ?
Ca fait maintenant 15 ans que je fais ça, que je fais de la télé. Je crois qu’on ne peut pas tricher. On fait des choses qui nous ressemblent. C’est différent quand on débute. J’ai commencé en présentant un jeu qui s’appelait Question de charme, alors que je n’étais pas téléspectatrice de jeux. Donc je ne l’ai fait qu’une seule fois. Au début, on peut faire un peu semblant. Après, on ne peut plus. Ce que j’ai fait depuis maintenant 14 ans, ce ne sont que des choses qui font partie de moi.

Les projets avec votre boite de production vont donc refléter cette complémentarité ? Qu’avez-vous en préparation ?
J’ai encore des projets pour des émissions de variété sur France 2. J’ai un projet d’un magazine pour France 2 sur la nutrition car c’est un sujet qui m’intéressait énormément depuis quelques années. J’ai aussi un projet en production pour une autre chaîne d’un magazine, plus du côté culture, sur le slam. Ce mélange de poésie et de rap est quelque chose que j’aime musicalement avec en même temps un contenu fort. On a d’autres projets encore, comme des documentaires.

Vous avez produit La Fête de la chanson française. Elle a la particularité de réunir beaucoup d’artistes et d’horizons très divers, de Charles Aznavour à Grand Corps Malade, en passant par Olivia Ruiz et Philippe Katerine. A-t-il été difficile de former ce plateau d’invités ?
J’ai la chance que ça soit la 3e édition donc les artistes et les maisons de disque connaissent maintenant l’émission. Je crois qu’ils ont vraiment envie d’en faire partie parce que c’est l’histoire du siècle à travers les chansons qui ont marqué nos mémoires. On a travaillé longtemps pour cette émission, au niveau de la lumière, de la salle notamment. Il y a 5000 personnes au total ; nous avons enregistré au Zénith de Paris. Les artistes ont l’impression de faire leur vrai métier, de chanter en public. Et le concept, de remonter le siècle en 4 heures, permet d’avoir une telle variété. D’habitude, on a soit les émissions branchées type Taratata, soit une émission de prime de samedi soir avec des valeurs sures ; là ça permet de faire les deux.

D’où vient cette idée de livre sur Françoise Dolto ?
Ma démarche a été de me concentrer exclusivement sur sa vie, pas du tout sur son oeuvre. Ce n’est pas un livre de psychanalyse. En revanche, c’est un livre sur quelqu’un qui s’est passionné pour l’être humain. Cette femme a traversé le siècle ; elle a eu très tôt la révélation de ce qu’elle voulait faire. Le livre s’appelle Françoise Dolto, la vie d’une femme libre. C’est à cette liberté que je me suis intéressée et à cette femme.

C’est votre 2e livre. En avez-vous d’autres en tête ?
J’aimerais bien écrire un roman. J’avais eu un projet que je n’ai pas mené encore, mais que je voudrais reprendre. Ce serait l’histoire de trois copines !

En dehors de la télé et de la littérature, avez-vous d’autres envies ? Internet par exemple ? Vous venez de créer votre site officiel ?
Oui, je me suis battue pour avoir un vrai site officiel, dont j’étais à l’initiative.
Je veux qu’on y trouve des choses inédites, comme une rubrique avec des vidéos. Elles seront prises avec mon portable au jour le jour et ça m’accompagnera dans ce que je fais. Internet m’intéresse énormément, tout comme la radio. C’est là que j’ai commencé d’ailleurs, à France Inter. J’aimerais bien en faire de nouveau. Il y a une décontraction qui y est très agréable. Il y a vraiment un message qui passe sans les fioritures autour. C’est très très direct.

Depuis votre « retour » et aussi la création de ce site Internet, on sent en vous une forte envie de communiquer ?
Oui. Je pense que l’année dernière il y a beaucoup de choses qui ont circulé et qui ne sont vraiment pas la réalité sur ce qui me concerne. J’ai envie d’avoir une relation plus directe avec les téléspectateurs.

par tronche de cinoche publié dans : Interviews 2006-2007
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Mercredi 24 janvier 2007

A quelques jours du lancement du festival de référence du court métrage -celui de Clermont-Ferrand-, Court-Circuit, le magazine du court métrage d’Arte, fait peau neuve. L’émission de référence investit désormais pleinement la toile. Objectif  : décliner le magazine sur le web en mettant en place une véritable plateforme communautaire du court métrage.

Le virage éditorial de Court-Circuit intervient suite à l’arrivée d’un nouveau producteur et d’un nouveau rédacteur en chef.  Le contrat d’Arte avec MK2 TV pour produire l’émission arrivait en effet à son terme fin 2006. Arte en a donc profité pour engager une réflexion sur l’avenir de cette émission confidentielle (environ 1% de part de marché), qui plus est, en perte de vitesse, à cause d’un horaire de plus en plus tardif. Pour donner un nouveau souffle à l’émission, Court-Circuit se veut donc à présent plus pédago qu’intello. Place à l’éducatif et au pragmatique, surtout via Internet. Le web aura désormais une place primordiale : Court-Circuit abordera régulièrement la question de la création sur Internet, mais proposera en plus des ateliers interactifs sur la toile. Des forums permettront également de prolonger les thèmes abordés dans l’émission en fédérant une communauté du court métrage. Enfin, les sujets seront podcastables, avec des bonus de reportages notamment. Le choix de la société Trois Fois Plus pour produire l’émission n’est donc pas un hasard : elle est spécialisée dans les contenus Internet et avait d’ailleurs déjà travaillé pour Arte.

Au programme du premier numéro nouvelle formule de Court-Circuit, les courts métrages A l’arrière de John Mcllduff et Petite Russie de Gianluigi Toccafondo et les nouvelles rubriques, La Leçon du professeur Kouro, Final Cut, La première fois et Carte postale.

par tronche de cinoche publié dans : Interviews 2006-2007
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Mercredi 24 janvier 2007

en association avec le site www.imedias.biz

Court-Circuit est une émission de référence dans le milieu du court métrage. N’est ce pas compliqué d’imposer une nouvelle formule aux fidèles de l’émission ?
Je ne crois pas. Arte a constaté un effritement de l’audience donc cherche un peu à repositionner cette case là, en conservant l’esthétique, mais en essayant de gagner un nouveau public. La formule de départ, c’était de passer d’un magazine de fond à un magazine peut être un peu plus léger, présentant davantage le court métrage en train de se faire. Etre un peu plus vivant, plus accès sur les making off, sur l’artisanat du court métrage. Cela n’empêche pas de rester dans la ligne éditoriale précédente, exclusivement centrée sur le court métrage de création. On fera aussi des sujets sur les problématiques économiques par exemple.
L’autre sujet de réflexion lorsque l’appel d’offre a été lancé pour Court-Circuit, c’était comment réagir, domestiquer ce qui est en train de se passer avec les sites communautaires, les myspace. Comment essayer de rebondir sur ces nouveaux modes de diffusion en séduisant ces communautés dans un cadre éditorial plus ambitieux, moins anarchique ?
On ne cherche pas à privilégier la création numérique. Simplement, c’est vrai que toutes les chaînes se posent des questions en ce moment : Internet devient un mode de diffusion gratuit et beaucoup plus ouvert que le programme télévisuel figé. Donc la réflexion d’Arte pour ce qui est du court métrage, c’est de se dire : profitons du média Internet pour attirer ce public qui va chercher des courts métrages ou des créations de format court à droite-à gauche sur des sites gratuits, donc finalement s’adresser à un plus large public. C’est une manière de faire revenir les jeunes vers la télé via Internet, comme beaucoup de chaînes le font actuellement.
C’est donc simplement une petite métamorphose en profitant d’Internet et en changeant un petit peu d’équipe éditoriale.

Vous parlez d’une « petite métamorphose ». Le magazine va-t-il garder la même construction ?
On voulait changer l’habillage pour marquer un peu le changement, mais Arte ne l’a pas souhaité parce que ça fait partie d’une longue réflexion globale de la chaîne. La voix change mais c’est toujours une voix off qui fait les interludes et les lancements de sujet. Ensuite, les changements sont d’ordre éditorial : plus de making off, plus de portraits et puis surtout il y a la volonté de prendre un angle plus pédagogique, d’expliquer des choses techniques ou les pratiques artistiques. Il y aura deux rubriques phares pour ça : La Leçon, sur les techniques d’animation, et Le Truc, sur les outils et techniques du cinéma. Tout cela sera ensuite accessible sur Internet. Cela permettra d’approfondir ce qui était développé dans le sujet et de lui donner un côté interactif. Les internautes pourront aussi produire leur propre montage en ligne, à partir de rushes de réalisateurs connus, dans une rubrique appelée Final Cut. On va donc organiser un va et vient entre productions sur le site et à l’antenne. Tout sera fait dans un cadre légal. On reconnaîtra les droits des gens qui produisent sur Internet. Il ne s’agit pas d’avoir des choses à pas cher !

Pour chaque numéro, l’émission est produite 1 mois à l’avance. N’est ce pas dommage par rapport à l’actualité des festivals par exemple, comme celui de Clermont-Ferrand qui débute ces jours-ci ?
Tout à fait ! C’est là qu’Internet est très important. Pour des raisons techniques comme le traitement multilingue et le sous-titrage, Arte a besoin d’un mois de délai pour ses émissions. Ce qui nous empeche d’etre tres réactif à l’antenne. Donc grâce à Internet, on va pouvoir proposer d’autres reportages à chaud, des exclus.

par tronche de cinoche publié dans : Interviews 2006-2007
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Mercredi 24 janvier 2007

en association avec le site www.imedias.biz

Arte proposera une émission spéciale à l’occasion du festival de Clermont-Ferrand. Plus de 2 heures de courts métrages seront diffusés mercredi 31 janvier à partir de 00h25.

France 3 proposera, elle aussi, une programmation spéciale la semaine prochaine avec sa traditionnelle nuit du court métrage, 8e édition du nom. L’occasion également de fêter les 15 ans de Libre court, l’émission de France 3. 12 courts métrages « coup de cœur », sélectionnés par les responsables des courts métrages de France 2, France 3, Canal + et Arte, seront diffusés dans la nuit du 29 au 30 janvier prochain.

Quant à Canal +, elle présentera sa Collection de courts métrages le 31 janvier.

par tronche de cinoche publié dans : News
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Dimanche 7 janvier 2007
LES RENDEZ-VOUS DE PARIS TOUT COURT

BRUNO DUMONT Leçon de cinéma
Vendredi 12 janvier de 14h à 16h, accès libre

Lors des précédentes éditions, nous avions accueilli Thomas Gilou, Pierre Salvadori, Catherine Breillat et l’année dernière Alain Cavalier : pour sa 5e édition, Paris Tout Court invite Bruno DUMONT
Bruno Dumont, véritable électron libre dans le paysage du cinéma français. Il a été une nouvelle fois récompensé au dernier Festival de Cannes où il a reçu le Grand Prix du Jury pour son 4ème film, “Flandres”.
«Le spectateur, lui, est "plein", il scénarise, il interprète. Pour l'étonner, il faut le "vider". Mes films cherchent à travailler le cœur du spectateur, à modifier son regard. Mes films se terminent lorsque le spectateur commence son travail. Comme il comprend très vite, des suggestions suffisent. Je ne cherche pas à faire un objet joli. »
Une après-midi rencontre ponctuée d’échanges du cinéaste avec certains de ses proches collaborateurs et de projection de films. La leçon de cinéma de Bruno Dumont sera prolongée par une rétrospective des films du cinéaste tout au long du festival.


MATHIEU AMALRIC Abécédaire
Rencontre avec Mathieu Amalric et ses invités le samedi 13 janvier de 20h à 22h30
Séances du 10 au 16 janvier

Réalisateur exigeant et acteur boulimique aussi à l’aise chez les Larrieu que chez Steven Spielberg, Mathieu Amalric sera tout au long de la semaine l’invité du festival. Il déclinera une programmation (courts longs métrages, imaginée par lui-même. Un abécédaire de cinéma, patchwork de ses réalisations, des rencontres importantes ou des films "madeleine" qui ont jalonné son parcours, forgé son regard et qui l’accompagnent encore. D’Otar Iosseliani à Philippe Katerine, de Joël Bartoloméo à Abbas Kiarostami, des frères Larrieu à Peter Watkins…


MARJANE SATRAPI carte blanche
Vendredi 12 janvier de 20h à 22h30, en sa présence

Après Philippe Katerine (Chanteur, auteur-compositeur), Joan Sfar (Auteur, dessinateur), Catherine Millet (Auteur, critique d’art contemporain) et Bettina Rheims (photographe), cette année nous avons choisi d’inviter la dessinatrice Marjane Satrapi
Marjane Satrapi est la nouvelle figure incontournable de la bande dessinée française. Son dernier album, “Poulet aux prunes”, a été  couronné par le Prix du meilleur album en 2004 au festival d’Angoulême. Marjane Satrapi adapte actuellement pour le cinéma, “Persepolis”, chef d’œuvre autobiographique en quatre tomes qui a rencontrée un énorme succès tant critique que public dans le monde entier.


JEROME DE MISSOL -  LE CORPS SUBLIME
Rencontre avec Jérôme de Missolz le vendredi 12 janvier de 21h à minuit
Séances du 10 au 16 janvier
En partenariat avec Artpress, Arte, Ciné Auteurs, la Sacem, les galeries Baudoin Lebon et Kamel Mennour

Rétrospective de quatre films sur la photographie. Dans ses portraits et essais sur Jan Saudek, Joel-Peter Witkin ou encore dans le long-métrage de fiction «Sans Titre» sur Francesca Woodman, Jérôme de Missolz a cherché à filmer au plus près la nature inquiète de ces artistes, leurs tâtonnements, leurs angoisses mais aussi leurs rapports complexes avec l’apparence, l’illusion, l’identité, la décomposition et la mort. Il réussit à questionner l’acte créateur du photographe dans toute sa déraison et sa théâtralité.
Regroupés pour la première fois, ces films composent un véritable manifeste pour la différence, la tolérance et le droit à penser autrement et librement les corps.


AVANT-PREMIERE

MY NEW PICTURE de Bertrand Bonello / samedi 13 janvier de 18h à 20h

Un film à écouter, une partition visuelle et sonore du cinéaste autour de son nouveau projet multimédia (disque / DVD), « My new picture » L’occasion de (re)découvrir que l’auteur du Pornographe (2001) et de Tiresia (2003) est aussi, et de longue date, musicien (il a entre autre travaillé dans le passé avec Françoise Hardy) et un cinéaste faisant du travail sur le son l’une de ses priorités.
« La musique engendre des images mentales. Le film est divisé en quatre partie : Début, D’entre les morts, Vertige, Persona. »


 DESTRICTED de Marina Abramovic, Matthew Barney, Marco Brambilla, Larry Clark, Gaspar Noé, Richard Prince, Sam Taylor-Wood / samedi 13 janvier de 22h30 à minuit

Destricted est le premier film d’une série de compilations de courts métrages tous réalisés par des artistes et réalisateurs de renommée internationale. Explicites dans leurs contenus, ils mettent à jour les différentes attitudes que nous développons pour nous représenter sexuellement. Destricted est une plate-forme pour toutes les expressions artistiques non censurées: exploitant la liberté inhérente au format numérique et considérant que c’est au spectateur de choisir sa propre ligne de démarcation entre art et pornographie. Chaque film cartographie son propre territoire en développant différents types de procédés dramatiques.
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Jeudi 4 janvier 2007
en partenariat avec www.imedias.biz

L'ancienne Madame Cinéma de Canal+ présente Jour de fête sur France 2, le magazine mensuel de cinéma dont elle a pris les rênes en mars dernier. Elle fait le point sur l'audience, le contenu et la programmation de l'émission.

Des rumeurs ont couru il y a quelques semaines disant que le numéro de Jour de fête de décembre serait peut être le dernier. Des rumeurs que vous vous êtes empressée de démentir…
Isabelle Giordano : Oui, je n'ai rien de plus à dire. L'émission continue, tranquillement. Les gens posent souvent cette question sur les émissions à cette période de l'année… C'est la ritournelle habituelle.

On l'a vu avec Comme au cinéma l'émission, présenter un magazine de cinéma sur France 2 relève du défi. Vous attendiez vous à de telles difficultés ?
J'ai toujours été habituée à avoir beaucoup de critiques. Je ne veux pas reprendre une vieille formule qui existe, mais je ne suis pas là pour plaire à tout le monde. Quand on fait une émission de cinéma, on sait que l'on déplait parce que le cinéma il n'y a rien de plus subjectif. Il y a des gens qui aiment ou qui n'aiment pas James Bond par exemple. Les gens ont toujours un avis à donner sur le cinéma et en plus les avis sont très très variés. Donc je sais que c'est loin d'être consensuel. Franchement moi je mène mon chemin de façon très tranquille. J'ai accepté effectivement de présenter cette nouvelle émission sur France 2. On m'a demandé d'avoir un objectif d'audience qui était au minimum entre 10 et 12 %. J'ai toujours été largement au-dessus de 12 % depuis le début. Voilà. Je suis vraiment très tranquille et très sereine. Je me moque totalement de l'audience et de ce qu'on pense de moi. J'essaye surtout de faire une émission qui soit intelligente, qui donne des clés, des décryptages sur le cinéma, sur ce qui sort, sur la raison des films car je pense que ça n'est jamais innocent quand il y a tel ou tel film à telle ou telle époque de l'année.

Pensez-vous avoir rehaussé l'image du magazine de cinéma façon France 2 ?
Ce n'est pas à moi de le dire mais j'ai l'impression que l'émission a quand même une bonne image. C'est-à-dire que le lobby du cinéma - qui est très puissant - apprécie parce qu'on a effectivement remis en place certaines choses. Ce n'est pas uniquement une émission de bandes-annonces ; il y a de la place pour le débat, l'information, le reportage. J'ai l'impression que le lobby s'y retrouve et surtout l'émission marche bien. La dernière a fait 13,7. C'est une émission qui peut continuer sa route sereinement. Je ne suis pas là non plus pour faire les scores de Cauet sur TF1. Si je devais faire ça, je ne ferais pas une émission de cinéma, je ferais des choses beaucoup plus spectaculaires. On sait comment faire quand on veut faire de l'audience. Il suffit de se mettre en robe légère, de faire du scandale, du tapage et là on est sur de marcher !!! Je connais la recette, mais je ne l'applique pas !

Ce problème récurrent d'audience n'est il pas tout simplement lié à la périodicité de l'émission ?
Oui, je le pense. Je l'ai toujours dit. C'est un obstacle à la fidélisation du public. Faire une émission une fois par mois, c'est déjà compliqué et elle n'est même pas inscrite dans le calendrier, c'est-à-dire qu'on ne peut pas dire si elle est diffusée le premier ou le dernier mardi de chaque mois. Mais ça n'est pas mon affaire ; c'est celle des programmateurs. France 2 a décidé de la programmer de telle manière ; je pense que ça n'est pas du tout la bonne manière de faire monter l'audience et de fidéliser le public. Les gens ne sont parfois même pas au courant que l'émission passe à la télévision. Mais là c'est au delà de mes forces. J'essaye déjà de faire un bon programme ; je ne m'occupe pas de la programmation.

Pourquoi ne pas changer cela alors ?
Je crois qu'il y a vraiment un désamour. Les gens de la télévision utilisent les gens du cinéma, les stars, les acteurs pour les mettre dans toutes sortes d'émissions de divertissement. Mais dès qu'il s'agit de parler intelligemment du cinéma, il n'y a plus personne. Les émissions de cinéma ne sont pas très bien traitées. Ca peut bien sur être très divertissant ; c'est toujours agréable d'avoir Gad Elmaleh qui fait le pitre sur le plateau par exemple. Mais pour moi le cinéma c'est de l'information et quelque chose de sérieux. Les gens de télé ne pensent pas ça !
L'évolution que j'ai pu constater, c'est qu'on utilise de plus en plus les acteurs, notamment les comiques, dans les émissions de divertissement. A mon niveau, j'essaye d'instaurer un débat par mois sur le cinéma, que ce soit sur la présence des minorités dans le cinéma au moment d'Indigènes, le fait qu'il y ait peu de films politiques en France. Ce soir, je propose un débat sur la violence au cinéma : est ce que la commission de classification de censure est plus dure qu'elle ne l'a été à un moment. J'essaye juste de poser des questions comme ça, très simples et de créer du débat autour du cinéma.

Envisagez-vous par la suite de présenter l'émission en direct, comme cela avait été fait à une époque pour Comme au cinéma l'émission ?
Moi j'adorerais, mais ça n'est pas d'actualité. Le montage permet de faire un produit plus fini, on sélectionne le meilleur. C'est pour offrir un écrin à cette émission qui n'est que mensuelle et faire en sorte qu'elle soit comme un petit bijou.
par tronche de cinoche publié dans : Dans la presse
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Jeudi 4 janvier 2007
en partenariat avec www.imedias.biz

L'ancienne Madame Cinéma de Canal+ présente Jour de fête sur France 2, le magazine mensuel de cinéma dont elle a pris les rênes en mars dernier. Elle fait le point sur l'audience, le contenu et la programmation de l'émission.

Des rumeurs ont couru il y a quelques semaines disant que le numéro de Jour de fête de décembre serait peut être le dernier. Des rumeurs que vous vous êtes empressée de démentir…
Isabelle Giordano : Oui, je n'ai rien de plus à dire. L'émission continue, tranquillement. Les gens posent souvent cette question sur les émissions à cette période de l'année… C'est la ritournelle habituelle.

On l'a vu avec Comme au cinéma l'émission, présenter un magazine de cinéma sur France 2 relève du défi. Vous attendiez vous à de telles difficultés ?
J'ai toujours été habituée à avoir beaucoup de critiques. Je ne veux pas reprendre une vieille formule qui existe, mais je ne suis pas là pour plaire à tout le monde. Quand on fait une émission de cinéma, on sait que l'on déplait parce que le cinéma il n'y a rien de plus subjectif. Il y a des gens qui aiment ou qui n'aiment pas James Bond par exemple. Les gens ont toujours un avis à donner sur le cinéma et en plus les avis sont très très variés. Donc je sais que c'est loin d'être consensuel. Franchement moi je mène mon chemin de façon très tranquille. J'ai accepté effectivement de présenter cette nouvelle émission sur France 2. On m'a demandé d'avoir un objectif d'audience qui était au minimum entre 10 et 12 %. J'ai toujours été largement au-dessus de 12 % depuis le début. Voilà. Je suis vraiment très tranquille et très sereine. Je me moque totalement de l'audience et de ce qu'on pense de moi. J'essaye surtout de faire une émission qui soit intelligente, qui donne des clés, des décryptages sur le cinéma, sur ce qui sort, sur la raison des films car je pense que ça n'est jamais innocent quand il y a tel ou tel film à telle ou telle époque de l'année.

Pensez-vous avoir rehaussé l'image du magazine de cinéma façon France 2 ?
Ce n'est pas à moi de le dire mais j'ai l'impression que l'émission a quand même une bonne image. C'est-à-dire que le lobby du cinéma - qui est très puissant - apprécie parce qu'on a effectivement remis en place certaines choses. Ce n'est pas uniquement une émission de bandes-annonces ; il y a de la place pour le débat, l'information, le reportage. J'ai l'impression que le lobby s'y retrouve et surtout l'émission marche bien. La dernière a fait 13,7. C'est une émission qui peut continuer sa route sereinement. Je ne suis pas là non plus pour faire les scores de Cauet sur TF1. Si je devais faire ça, je ne ferais pas une émission de cinéma, je ferais des choses beaucoup plus spectaculaires. On sait comment faire quand on veut faire de l'audience. Il suffit de se mettre en robe légère, de faire du scandale, du tapage et là on est sur de marcher !!! Je connais la recette, mais je ne l'applique pas !

Ce problème récurrent d'audience n'est il pas tout simplement lié à la périodicité de l'émission ?
Oui, je le pense. Je l'ai toujours dit. C'est un obstacle à la fidélisation du public. Faire une émission une fois par mois, c'est déjà compliqué et elle n'est même pas inscrite dans le calendrier, c'est-à-dire qu'on ne peut pas dire si elle est diffusée le premier ou le dernier mardi de chaque mois. Mais ça n'est pas mon affaire ; c'est celle des programmateurs. France 2 a décidé de la programmer de telle manière ; je pense que ça n'est pas du tout la bonne manière de faire monter l'audience et de fidéliser le public. Les gens ne sont parfois même pas au courant que l'émission passe à la télévision. Mais là c'est au delà de mes forces. J'essaye déjà de faire un bon programme ; je ne m'occupe pas de la programmation.

Pourquoi ne pas changer cela alors ?
Je crois qu'il y a vraiment un désamour. Les gens de la télévision utilisent les gens du cinéma, les stars, les acteurs pour les mettre dans toutes sortes d'émissions de divertissement. Mais dès qu'il s'agit de parler intelligemment du cinéma, il n'y a plus personne. Les émissions de cinéma ne sont pas très bien traitées. Ca peut bien sur être très divertissant ; c'est toujours agréable d'avoir Gad Elmaleh qui fait le pitre sur le plateau par exemple. Mais pour moi le cinéma c'est de l'information et quelque chose de sérieux. Les gens de télé ne pensent pas ça !
L'évolution que j'ai pu constater, c'est qu'on utilise de plus en plus les acteurs, notamment les comiques, dans les émissions de divertissement. A mon niveau, j'essaye d'instaurer un débat par mois sur le cinéma, que ce soit sur la présence des minorités dans le cinéma au moment d'Indigènes, le fait qu'il y ait peu de films politiques en France. Ce soir, je propose un débat sur la violence au cinéma : est ce que la commission de classification de censure est plus dure qu'elle ne l'a été à un moment. J'essaye juste de poser des questions comme ça, très simples et de créer du débat autour du cinéma.

Envisagez-vous par la suite de présenter l'émission en direct, comme cela avait été fait à une époque pour Comme au cinéma l'émission ?
Moi j'adorerais, mais ça n'est pas d'actualité. Le montage permet de faire un produit plus fini, on sélectionne le meilleur. C'est pour offrir un écrin à cette émission qui n'est que mensuelle et faire en sorte qu'elle soit comme un petit bijou.
par tronche de cinoche publié dans : Interviews 2006-2007
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