Jeudi 10 janvier 2008
undefinedLa date est choisie (22 février) et l'hôte de la soirée aussi. Valérie Lemercier ayant décliné la proposition, c'est Antoine de Caunes qui aura la lourde tâche de succéder à l'excellente présentatrice. Ce n'est pas la 1e fois que de Caunes s'y colle mais ça faisait longtemps qu'il ne l'avait pas fait donc on attend sa performance avec impatience! Pas plus d'infos sur les César pour le moment : les nominations pour cette 33e cérémonie seront dévoilées le 25 janvier par l'Académie des arts et techniques du cinéma.
En attendant, je ne résiste pas à vous proposer 2 moments d'exception: le premier est le sketch des Inconnus, parodiant la cérémonie des César; le deuxième, c'est une intervention des Robins des bois pendant l'une des cérémonies, pour remettre le César du meilleur acteur de second plan. Régalez-vous!

NB: quant à la cérémonie des Oscars, elle est prévue à seulement 2 jours d'intervalles des César, le 24 février. Les nominations seront connues le 22 janvier. 
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Lundi 7 janvier 2008
C'est parti pour une 3e édition du festival du film sur téléphone portable, qui se déroule du 8 au 29 janvier à Paris. Vous pouvez encore participer en envoyant vos films tournés depuis votre portable en cliquant ici. Un jury prestigieux notamment composé de Jan Kounen décernera des prix dont celui du meilleur scénario, plan séquence ou exploitation technique mobile. Les prix seront remis début février. Vous pouvez voir les films en compétition et voter sur le site officiel de la manifestation : fr.mobilefilmfestival.com
 
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Samedi 5 janvier 2008
de Marc Caro, France, 2008

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style : plastique


L'histoire
Dante 01 est un vaisseau spatial carcéral. Les détenus servent de cobayes à des expériences mystérieuses. L'arrivée de 2 nouveaux passagers va chambouler le semblant d'ordre qui régnait à bord.

Mon avis
Pourquoi tant de haine? La presse s'est déchainée sur ce premier film en solo de Marc Caro, l'ancien compère de Jean-Pierre Jeunet pour Delicatessen et La Cité des enfants perdus. D'accord, Dante 01 ne vaut pas les 2 films cités ci-dessus, véritables bijoux du cinéma français. Dante 01 est un film obscur, complexe et il est vrai que la touche de féerie que Jean-Pierre Jeunet aime distiller aurait été un plus appréciable pour ce film de science-fiction. Mais de là à considérer ce long métrage comme un navet, n'exagérons rien! Il est fouillé, artistiquement, visuellement, musicalement, et proche du cinéma expérimental. Le film est également bourré de références mythologiques et bibliques. Et c'est sûrement là que le bât blesse. On a souvent l'impression d'être dépassé par ce qui se passe sous nos yeux: les personnages gardent une grand part de mystère d'un bout à l'autre du film, par exemple. Bref, mieux vaut être calé en mythologie et en histoire des religions pour s'y retrouver. Une grande culture SF aide aussi pour mieux apprécier les références aux grands films (ou livres) du genre.

date de sortie: 2 janvier 2008

Pour voir la liste complète des chroniques de films, cliquez sur l'icone  

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Vendredi 4 janvier 2008

DOSSIER SPECIAL / FESTIVAL DU FILM DE VENDOME 2007

Ce ne sont pas les frères de Serio qui réussiront à changer l’idée que l’on se fait souvent des Italiens, bavards et charmeurs ! Massimiliano et Gianluca sont présents depuis plusieurs années au festival de Vendôme et chaque fois, c’est avec une réelle bonne humeur communicative qu’ils viennent parler de leur travail. Pour cette 16e édition, les frères jumeaux venaient présenter quatre de leurs courts métrages dans le cadre d’une rétrospective. Ils sont également à l’honneur avec l’installation TANATOLOGIA dans le hall du Minotaure.
 

Il y a un certain décalage entre la bonne humeur que vous dégagez en étant présent sur le festival et la gravité dans votre travail…
Massimiliano : Cette rétrospective ne montre pas tout le travail que nous avons fait. Nous avons également réalisé des films beaucoup plus amusants. Mais la vraie question, c’est de savoir pourquoi nous abordons le cinéma de cette façon. Nous voulons montrer la vie sans barrière, raconter des histoires de personnes dans des situations limites, par exemple le thème de la limite identitaire, le problème de la clandestinité. Pour nous, c’est aussi un travail sur nous-mêmes. Nous envisageons les films comme une métaphore de la vie. C’est pour cela qu’il y a des drames, mais pas seulement. Il y a également des moments d’incertitude, de passage, ou encore, un travail sur la lumière, sur le temps.

 

Vous devez passer beaucoup de temps à observer le quotidien ?
Gianluca : J’aime beaucoup regarder la réalité à travers une vitre dans un café, par exemple. Par ce biais, toutes les choses deviennent différentes.

M. : Mais la réalité est tellement énorme qu’on ne peut pas la cadrer. C’est pour cette raison qu’il y a toujours dans nos films, cette recherche à travers des dispositifs cinématographiques, comme le plan-séquence. Il y a une recherche constante d’aller au-delà du cadrage. C’est le paradoxe du cinéma, à savoir capter une partie de la réalité mise en scène, et lui donner une durée, donc une vie et une mort.

GL. : Nous avons une approche documentaire de la préparation d’un film. Mais la façon de filmer est différente. Nous voyons nos courts métrages comme des formes de performance.
 

Vos films n’ont jamais de début ni de fin. Ils sont comme des fragments de vie ?
M. : Oui, il y a une sorte de suspension. C’est toujours un drame de faire un film, dans le sens qu’il est difficile de terminer une chose. Cette  suspension est importante : c’est une ouverture pour le spectateur. Nos films n’ont jamais de fin ; c’est le début d’une réflexion poétique.

 

Il y a des thèmes récurrents dans votre travail, comme la famille, le déracinement. Pourquoi ?
M. : Ce n’est pas tellement lié à cette réputation qui dit que les Italiens sont proches de leur famille. Nous voyons le déracinement comme un travail sur les limites, les frontières. Nous abordons également la question de la frontière entre fiction et réalité, la frontière du cinéma même. A travers le visage d’un personnage, nous essayons de faire passer la vie de cette personne.

 

GL. : Dans nos derniers films, le thème de la dualité est important, à savoir le passage d’un personnage à l’autre, le passage de témoin. Nos films ont toujours à voir avec l’échange. Même au niveau esthétique, il y a toujours cette forme de symétrie.  Il y a ainsi une cohérence entre le fond et la forme. C’est le sens de la réalité et de la beauté qui est important.
 

D’où vous vient cette grande sensibilité artistique ?
M. : Pour nous, c’est le geste artistique qui fait l’homme. Nous n’avons pas grandit dans une famille artistique. Comme le montre TANATOLOGIA, nous venons d’un milieu assez pauvre. Notre grand-mère était paysanne ; elle est morte très jeune.

Nous avons commencé à voir des films dans des festivals. Finalement, nous avons un peu le même  parcours que les jeunes qui sont ici. Nous avons fait partie de jurys à Turin et Venise. Toutes ces expériences nous ont donné envie de réaliser des films. Ces courts métrages sont petit à petit devenu notre objectif quotidien.

GL. : Nous avons persévéré. Nous avons toujours fait les films que nous voulions faire.

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Jeudi 3 janvier 2008
sean2.jpgLe prochain festival de Cannes s'annonce engagé! Avec la nomination de Sean Penn comme président du jury de la 61e édition, le festival de cinéma prendra sans aucun doute une certaine tournure politique, en pleine campagne présidentielle aux Etats-Unis. L'acteur et réalisateur est connu pour son engagement, notamment contre la guerre en Irak.
Le prochain festival de Cannes aura lieu du 14 au 25 mai 2008.
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Mercredi 2 janvier 2008
salonducinema.jpgOn en sait un peu plus sur le déroulement du Salon du cinéma, notamment sur les invités et les stands. Toutes ces infos sont à retrouver ici:
www.salonducinema.com/images/Guide_SDC_2008.pdf
Je profite de cette petite note pour vous confirmer que j'y assisterai bien cette année.
 
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Mercredi 2 janvier 2008
DOSSIER SPECIAL / FESTIVAL DU FILM DE VENDOME 2007


Franck Vialle est un fidèle du festival de Vendôme depuis plusieurs années. Ses trois courts métrages y ont été diffusés. Et à plusieurs reprises, son travail a été distingué, en tant que réalisateur et producteur pour S. Louis. Ce n’est donc pas une surprise de voir le cinéaste strasbourgeois revenir à Vendôme pour y présenter une Carte blanche, mêlant films personnels et productions.
 

Avez-vous l’habitude de parler de votre travail en public ?
Je donne des cours à la fac de Strasbourg. Je ne parle pas de mon travail en particulier, mais cela interfère évidemment. Je donne des travaux pratiques de mise en scène. Mes élèves sont souvent persuadés que la mise en scène, c’est la recherche du vrai. J’essaye de leur apprendre que le vrai est souvent dans le faux. Et c’est justement ce rapport entre le vrai et le faux sur lequel je travaille depuis trois films. J’essaye de filmer des éclats de réel dans un dispositif documentaire, de montrer comment la réalité d’un personnage, parachuté dans une fiction, peut dire autre chose.

 

Devant les lycéens, vous expliquiez ce matin que vous fonctionniez beaucoup à l’instinct…
Je travaille beaucoup avant et après, mais quand que je tourne, je suis un sauvage ! Je n’emmène pas mon travail préparatoire sur le tournage. Il y a beaucoup de choses que je jette en cours de route, et d’autres que je finis par tourner alors qu’elles étaient pas prévues. Cela devient des obsessions en cours de tournage. Je construis très peu de manière scénaristique. Pour moi, c’est vraiment un jeu de l’esprit, de mise en sympathie de plans les uns avec les autres.
La vraie continuité dans mon travail se situe dans une espèce de recherche de l’enfance de l’art. Je ne pense pas être un réalisateur conventionnel… Mes films ont toujours une espèce de liberté. Ces règles de découpage, de montage, etc. m’embêtent. J’essaye de trouver un langage cinématographique qui raconte autre chose…
 

 

AVEC LES MOTS DES AUTRES, PETUNIA ET NAPHTALINE et H.O.M. forment une trilogie. Cela signifie que vous allez passer à autre chose avec votre prochain projet ?
Oui, c’est tout à fait autre chose. Je suis en plein dans l’écriture. J’ai commencé à écrire un long métrage mais, avant de passer à cela, j’ai eu envie de faire un autre film de scénario et parlant. Jusqu’à présent, je travaillais essentiellement avec des personnages qui décrivent  -dans une espèce d’errance- un état du monde. Pour le suivant, j’aimerais que des gens aillent d’un point A à un point B. Mais comme je reste joueur, je vais faire ce film parlant avec mon fils. Il devrait avoir 2 ans au moment du tournage et il sera donc en train d’apprendre à parler !
 

 

Comment opérez-vous vos choix en tant que producteur ?
Je cherche des gens qui m’emmènent là où je n’irai jamais sans eux. C’est la base d’une collaboration pour moi. Avant d’être une rencontre entre un producteur et un scénario, c’est un rapport entre deux personnes. Si ce rapport là  n’existe pas, on n’a rien à s’apporter l’un  l’autre.
Globalement, cela donne des productions difficiles, parce que tout le monde n’aime pas être emmené dans des territoires peu « conventionnels ». Dans ma Carte blanche par exemple, il y a un film sur le body art. On a produit le film avec rien. Ca a été très dur mais je suis content de l’avoir fait.

 

Et comment avez-vous fait votre choix pour cette Carte blanche justement ?
Fabrice Bassemon m’a demandé de représenter mes deux premiers films. Sinon, j’ai essayé d’établir une sorte de parcours de producteur. J’ai programmé deux films que j’ai produit cette année, dont un qui n’a jamais été montré avant, celui sur le body art justement. C’est un film très particulier car je ne sais pas encore s’il est achevé ; je vais donc le présenter comme un film potentiellement encore en chantier.

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Mardi 1 janvier 2008
Les classements sont de saison. Je ne vais pas sacrifier à la tradition car c'est une bonne occasion de vous conseiller quelques films qui m'ont marquée cette année. Le tri a été rapide car je n'ai pas pu voir autant de films au ciné cette année (et pas pu bloguer autant!) que les précédentes.
Voici une liste des 10 films que j'ai le plus aimé en 2007 (s'ils sont déja sortis en DVD, n'hésitez pas à les louer pour bien commencer l'année):

Le Scaphandre et le papillon,Julian Schnabel, 2007 (fiche film)
2 Days in Paris,Julie Delpy, Etats-Unis, 2007
Zodiac, David Fincher, Etats-Unis, 2007
Les Témoins, André Téchiné, France 2007
Control, Anton Corbijn, Grande-Bretagne, 2007
Sunshine, Danny Boyle, Etats-Unis, 2007
Le Reve de Cassandre, Woody Allen, Etats-Unis, 2007 (fiche film)
99F, Jan Kounen, France, 2007
Interview, Steve Buscemi, Etats-Unis, 2007 (fiche film)
La Môme, Olivier Dahan, France, 2007


Pour découvrir d'autres classements du même type, voici une petite sélection. Il n'y a qu'à cliquer:
selon le blog "In the mood for cinéma"
selon le blog "Sur la route du cinéma"
selon la presse réunie sur Allociné
selon les journalistes du Monde
selon les journalistes du site Fluctuat
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Attention, blog en rythme de vacances pour quelques semaines / Depuis janvier dernier, les articles sont publiés à un rythme quotidien d'où cette petite période de trêve. A noter que ce rythme porte ses fruits puisque le nombre de visiteurs est constant : plus de 200 visiteurs par jour dont 3/4 se connectent directement, sans passer par des moteurs de recherche. Merci pour votre fidélité!


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